Louis Cordelle, enfant, vers 1882


Louis Cordelle au Lycée vers 1887

Louis Cordelle, officier
Louis Cordelle

Officier d'artillerie de marine, vers 1897




V7002 - vers 1900


Louis à St-Quay ? (1901)



V1323-Louis à vélo, date et lieu incertain. Enghien, Ermont ou Taverny? 


vers 1902, Ermont?, qui?


1907 Taverny ?



Louis,Hélène, Jean et Suzanne, vers 1907, à Taverny??



La maison des Cordelle à Florès

(Buenos Aires) en 1908 


Il y avait un nandou (autruche d'Amérique) 
apprivoisé dans le jardin 

 

Louis (Cyrille) Cordelle,
né le 13.03.1878, † le 23.07.1912 à 39 ans

(Marie) Hélène Feige,
née le 16.09.1878, † le 11.1971 à 93 ans
Grands parents d'Yves

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Louis Cordelle est né à Saint Denis le 15 mars 1873. Son père Arsène Cordelle était originaire de Vervins et employé aux chemins de fer du Nord. Sa mère, Emilie Prouveur, d'une famille de Saint Denis, était sage-femme.

Louis a été élevé par ses parents dans des résidences proches de la ligne du Nord, notamment Enghien, Taverny et Paris. Ses études l'on conduit à l'école Polytechnique (promotion 94) d'où il est sorti officier au 17ème Régiment d'Artillerie de Marine en 1897. De 1894 à 1898, il a eu l'occasion de voyager (voir tableau page 372) en Europe : Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Angleterre et Corse aussi (voir diagramme excel de ses déplacement). Il y a fait la connaissance de Georges Bidel son futur beau-frère, de la même promotion, et des Lion. Dès cette époque, il s'est passionné pour la photo: on a conservé de grandes plaques 13x18 et 9x12 et des projecteurs de positifs vérascope. De nombreux vérascopes en relief sont visibles à Vierville.

On a conservé aussi un carton d'invitation (ci-contre) aux cérémonies de l'arrivée à Paris du Tsar et de la Tsarine de Russie le 6 octobre 1896.

Il s'est marié en 1897 (voir acte de mariage, livret de famille et lettres de Louis à Hélène) à 24 ans avec Hélène Feige, fille d'un marchand de chemise, Alexandre Feige, originaire de Savoie et d'une parisienne Léonie Tourte, d'une famille d'artistes, résidant à Paris ou à Sèvres. Le mariage a été célébré à Paris le 20 novembre 1897.

Hélène Feige
invitation du polytechnicien Louis Cordelle à l'arrivée à Paris du Tsar et de la Tsarine, 1896

Hélène Feige
Sceau de cire "LC"

Dès cette époque, la santé de Louis Cordelle était fragile, il était miné par la tuberculose, maladie mal connue et très contagieuse: maigreur, faiblesse des poumons. Cela l'a obligé à quitter l'armée dès 1899, après une période à Paris et une affectation à La Fère en Novembre 1898, où peut-être sa famille n'a pas déménagé. Il est entré alors au Service Exploitation des Chemins de Fer du Nord et a résidé à Enghien d'avril 1899 à avril 1901, puis à Ermont jusqu'en février 1903, puis à Neuilly  (de février 1903  à mars 1906), à Taverny ensuite et jusqu'au départ en Argentine. 
            
Entre temps, les enfants sont arrivés:

  • D'abord Jean (page 39), le futur père d'Yves, en Septembre 1898, né à Paris (page 373), 34 rue de Verneuil. 

  •   
  • Ensuite les jumelles Germaine et Suzanne, nées le 5 février 1902 (page 374) à Ermont, au 78 rue de la Gare. On retrouve les photos de famille de cette époque sur des grandes plaques de verre, ainsi que des photos de vacances à Nantua, à Vence.

La famille a été durement atteinte par la tuberculose. Germaine est morte la première à l'âge de 2 ans en 1904. La famille a passé, à ce moment difficile, 3 mois à Sèvres chez les parents Feige, en été 1904.
Les photos de cette époque (page 375) montrent Louis Cordelle promenant femme et enfants dans un curieux tricycle à moteur (page 3753). Ils sont souvent avec les Bidel , Georges Bidel s'étant marié avec sa bell-esoeur Thérèse Feige en 1905.Les Cordelle vont notamment voir les Bidel à Bruay en août 1905).


Les séjours de vacances à Vence vers 1904/5/6 page 3751, et 3752 (cartes postales de Vence) sont marqués par des photos prises par Louis Cordelle.

En 1907, ils sont partis pour un séjour de 3 ans à Buenos-Aires (page 376) (nombreux souvenirs en photos sur la caméra verascope qui a été conservée). Départ le 24 mai 1907 par le paquebot "Atlantique". 
Voir page 37601, escale au Portugal, page 37602 escale à Dakar,
page 37603, escale à Rio, page 37604, escale à Santos.

Louis était chef d'exploitation de la CGBA, Cie Générale des Chemins de Fer de la Province de Buenos Aires, qui construisait, puis exploitait une des nombreuses lignes de chemin de fer d'Argentine: une ligne à voie étroite (1m?) reliant la capitale à "El Rosario de Santa Fé", c'est à dire la ville de Rosario, en plein développement à cette époque.
Voir page 3763 le siège de la Compagnie, 37631 visite des familles, 37632 inauguration de la ligne, 37633 chantiers, 37634 ateliers, 37635 exposition sur les chemins de fer.
L'ambiance professionnelle était mauvaise à la CGBA, on conservé un cahier de notes manuscrites de Louis, très instructives à cet égard.


Ils ont vécu dans une luxueuse maison coloniale du quartier de Florès. Ils ont été visiter le Haut-Paranà, avec les chutes de l'Iguazú et les ruines des missions Jésuites (voir de nombreux vérascopes pages 3764 et suivantes).


Voir les photos: page 3762, Argentine 1907-1910, page37621, rue Larrea première résidence, page 37622, à Florès résidence définitive, page 37623, le zoo de Buenos-Aires et un défilé militaire, page 37624, La Boca (port), page 37625 une estancia, page 37626, une estancia suite, page 37627 , le théâtre, page 37628, fête du 25 de Mayo,

A la fin de son séjour de 3 ans, en 1910, Louis est revenu en France (page 377) et c'est au cours du voyage de retour à bord du "Ceylan" (page 3771) (escale à Rio), que les Cordelle ont fait la connaissance de la famille Hausermann (page 49), eux aussi en voyage pour la France, après 4 ans de séjour à Rosario. Jean Cordelle et Simone Hausermann (page 39), tous deux âgés de 12 ans ont joué à bord ensemble et s'en sont souvenu quelques années plus tard en se retrouvant en 1917. Ils se sont mariés en 1920.

A son retour en 1910, Louis a eu 6 mois de congé, mais il a dû se chercher une nouvelle situation. Ils ont d'abord résidé à Enghien chez les parents Arsène et Emilie Cordelle et ont fait des séjours de vacances à Sainte Maxime (page 3772), et en Corse (page 3773 et 3774), avant de partir à nouveau outremer: en Algèrie (page 378), à Sidi Bel Abbès, aux Chemins de Fer du Sud Oranais en 1911. Voir (page 3781) expéditions militaires, (3782) un méchoui, (3783) voyages divers. Minée par la tuberculose, la santé de Louis a vite décliné, et il est mort en juillet 1912 (page 3784), après une insolation, à 39 ans. Jean avait alors 14 ans et Suzanne 10 ans.

Louis a laissé le souvenir d'un homme calme et très doux. Il était agnostique et son fils Jean a été élevé dans la même conviction. Beaucoup plus tard, après son mariage, Jean s'est progressivement converti à la foi catholique de sa femme. Jean semble s'être profondément identifié à son père, leurs signatures sont identiques.
C'est Jean qui a repris la caméra verascope Gaumont et s'en est servi jusqu'en 1939. Tous les négatifs et positifs, et les projecteurs ont été conservés (à Vierville). 

 


polytechnicien  promo 1894


Vers 1905


à Neuilly en 1907 

 


chez Arsène (au centre) et Emilie Cordelle, Georges Prouveur à droite, Marthe Prouveur et sa soeur Mlle Dupré à gauche, probablement à Enghien ?, vers 1910


Enghien?, de g à d: Arsène, Mlle Dupré, Marthe Prouveur, Emilie, Georges Prouveur.


de g à d, on reconnait: Mlle Dupré(à gauche), Arsène, Emilie, Marthe Prouveur, Georges Prouveur
Preobablement à Enghien vers 1910

Encore les Georges Prouveur et Mlle Dupré (à droite, une soeur de Marthe Prouveur), où?, il semble que ce ne soit pas à la même maison, mais les vêtements semblent les mêmes

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