Hélène Feige
Hélène Feige vers 1881/83

Thérèse et Hélène Feige
Thérèse et Hélène Feige,
vers 1896


Hélène  en 1897


Hélène dans son salon, Neuilly?

remarquer la tête de marbre d'une des jumelles
sur l'armoire; voir aussi la table Nap.III dont François a hérité


vers 1901
Ermont


V7113 - Hélène vers 1900


vers 1903


vers 1935


Hélène Cordelle, vers 1965 

à Saint Laurent

 
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Hélène FEIGE
(1878-1971)
ma grand mère: "Bonne-Maman"

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Ma grand-mère est née le 16 septembre 1878, 53 rue de Rivoli à Paris, résidence de ses parents commerçants en chemiserie :
            - Alexandre FEIGE, originaire de Savoie

        et - Léonie TOURTE, parisienne, d'une famille d'artistes (les Tourte)

(acte de naissance ci-contre)

Elle s'est mariée à 19 ans (page 3800, acte de mariage, livret de famille et lettres de Louis à Hélène), le 20 novembre 1897, à Paris, avec un jeune polytechnicien de 24 ans, Louis CORDELLE

Le déroulement de sa vie de couple est relaté dans le chapitre relatif à Louis CORDELLE: France, Argentine, Algérie, et s'est terminé tragiquement par la mort de Louis, miné par la tuberculose, en 1912 à Sidi-Bel-Abbès.

Hélène Feige

En 1912,  Hélène Cordelle est donc revenue en France avec ses deux enfants Jean, 14 ans et Suzanne, 10 ans. Louis a été inhumé à Saint Denis dans la tombe familiale de ses parents côté Prouveur.

Après un court séjour à Enghien chez ses beaux parents CORDELLE, manquant de ressources, elle s'est organisé en regroupement familial: ses 2 enfants, sa mère Léonie Feige, veuve depuis 1896, sa sœur Thérèse Bidel, veuve aussi depuis 1909, avec ses deux filles Yvonne et Gillette Bidel et une vieille domestique. Ils ont vécu ainsi longtemps dans l'appartement du 2 rue Pierre Curie, 3 veuves, 4 cousins et cousines germaines. Jean a été au Lycée Henri IV.

Voir en 1913, une fête à Enghien, page 3803 et une visite au jardin d'acclimatation et à Luna Park en 1913, (page 3804)

La Grande Guerre est arrivée. Ils passaient des vacances dont on retrouve trace dans les photos du vérascope de Louis Cordelle et dont se sert Jean à partir de 1915. voir page 3805, divers années 1915-1920  la Bretagne à St-Quay en 1913-14 (page 3802), Coutainville page 384, et pages 3841 la villa Hermoso en 1915, 3842 tennis et pêche, Lessay en 1915, 3843 villa les Arroches en 1917, Veules-les-Roses en 1915-16 (page 385), et aussi en 1916 page 3851, et page 3852, et à St-Quay en 1918, page 3853,
Hélène s'est alors souvenu des Hausermann, connus lors du retour en France en 1910 et perdus de vue. Ils ont été invités chez eux à Vierville (page 386) en 1917, où les enfants Jean et Simone ( 39) se sont retrouvé à l'âge de 19 ans, après
une séparation de 7 ans. Voir année 1917 à Vierville page 3861 , année 1919 à Vierville, page 3862
, années 1920-21 à Vierville, page 3863.

 

Ci-dessus le carnet journal tenu par Hélène Cordelle depuis la mort de son mari
Voir page 372 le détail

 


carte d'Hélène Cordelle, vers 1950


Carte d'identité, 1957



Jean était de santé fragile, comme son père, trop maigre, menacé sûrement de tuberculose. Il a été réformé et il est entré à l'Ecole Polytechnique en 1917-19 (page 3860). Il a fait la connaissance de celui qui est devenu un ami toujours fidèle: Gabriel Dessus. Après la guerre, Jean est devenu ingénieur civil des Ponts et Chaussées, s'est marié avec Simone Hausermann (page 388), et de son coté, Gabriel Dessus, ingénieur du Génie Maritime, a épousé Suzannette Cordelle (page 389) (ils n'ont pas eu d'enfants et Suzannette, ma marraine , est morte à son tour de la tuberculose en 1930, peu après ma naissance). Suzanne était appelée Suzannette pour éviter la confusion avec la soeur de Simone: Suzanne Hausermann/Chedal-Anglay. 


Gabriel (voir une carte de 1931, du Canada, page 3891) s'est remarieré avec Colette Lemée, veuve, et mère de Nicole Lemée 1921 - 1976 ( Nicole qui a épousé en 1944 mon frère aîné: François Cordelle.

La sœur d'Hélène, Thérèse, s'étant remariée avec Pierre Dupuis en 1919 (voir une visite de Jean et Simone à Bergerac en 1920, (page 387), Hélène a vécu seule à Paris. Elle s'est installée vers 1932 au 6 avenue Dode de la Brunerie, près de la porte de Saint Cloud et a gardé des contacts étroits avec sa sœur, qui revenue à Paris, s'est installe au 2 avenue Dode, à deux pas, vers 1936.

A partir de 1937 et jusqu'en 1939, elle a hébergé ses 2 petits fils François et Michel Cordelle, âgés de 16 et 15 ans, qui devaient poursuivre leurs études en France, leurs parents restant en Argentine avec moi, qui était beaucoup plus jeune.

        
La "drôle de guerre" 1939 - 40 s'est passéà Coutances, dans une maison rue de Tourville, où se sont entassés tous les Cordelle et tous les Chedal. Les grands suivaient les classes préparatoires du Lycée Janson replié à Coutances.


A partir de september 1940, Hélène (Bonne-Maman) est revenue avenue Dode, dans son appartement qu'elle a cédé après la guerre au jeune ménage Michel Cordelle et elle s'est installée alors dans un 2 pièces du 4 avenue Balfourier, de 1949 à 1968, appartement acheté par Jean Cordelle et dont j'ai hérité plus tard.


Agée de 90 ans, ne pouvant plus vivre seule, elle a été un temps chez mes parents, retraités au Brûlat du Castellet, puis en maison de santé à Aubagne où elle s'est éteint progressivement à 93 ans.

Voici une carte postale de Bonne-Maman adressée à Maman, et sa carte d'identité (page 3801).

Bonne-Maman a eu une vie longue et assez difficile, mais c'était une personne gaie, agréable et attachante. Elle a vu la disparition prématurée de nombreux de ses proches :

son frère Henri, mort à 18 ans d'une maladie du coeur, en1889
son père Alexandre FEIGE, mort à 57 ans en 1896

sa fille Germaine, à 2 ans, morte du croup (tuberculose), en 1904

son beau-frère Georges BIDEL, à 31 ans dans un accident de mines en 1909.

son mari Louis, à 39 ans, également du croup, en 1912

son deuxième et dernier frère André, à 33 ans, mort pour la France au  début de la Grande Guerre, en 1914

sa deuxième et dernière fille Suzanne, à 28 ans, en 1930, du croup aussi.

Depuis la disparition de son mari, elle a toujours vécu de très faibles pensions, aidée par son fils. Et ce n'est que l'année de sa mort qu'elle a hérité d'une somme importante, de manière inattendue, alors qu'elle n'en avait évidemment plus besoin. (héritage de la famille de ses arrières cousines Milson et Caille page 3806


 
 
 


Vers 1907, à Taverny



V7113 - Hélène vers 1900


V6911 - Hélène et sa soeur Thérèse
, vers 1897


1907, à Taverny?

Hélène en 1906