![]() Léonie Tourte-Feige vers 1935, la descendante de la famille Tourte, à Besançon où elle vivait chez sa fille Thérèse et où nos avons été la voir en 35 (je me souvient d'une très vieille dame)
![]() Léonie Tourte - Feige et ses enfants et petits enfants en 1908
Léonie Feige, vers 1900
Léonie Feige vers 1929 ![]() |
Léonie Tourte était une parisienne, née à Paris en 1849, fille de Victoire Gaveau et de Louis-François, dit Francis Tourte. Victoire Gaveau (1810 - 1885) avait un frère Jean Charles Edmée († 1865), arrière arrière grand-père d'Emile Roullier, ingénieur des Ponts et Chaussées (1900 - 1955) que les parents d'Yves connaissaient bien, et qui a eu six enfants et de nombreux petits enfants. De son coté, Francis Tourte (1816 - 1891), poète, compositeur d'opérette (la musique était souvent de Georges Douay), et, pour vivre, marchand de mouchoirs, était d'une famille d'artistes : à la fois frère de Félix Tourte (peintre), fils de Louis-François Tourte, violoniste et musicien à la cours de Charles X et petit-fils et arrière-petit-fils de deux archetiers célèbres : François-Xavier Tourte (Tourte le Jeune 1747 - 1835) et Louis Tourte. On a conservé d'eux un médaillon du 18ème siècle, représentant Tourte le Jeune, l'archetier, avec la mention : "Novam plectro secente forma gloriam dedit " Traduction: "Il a donné une nouvelle gloire à l'archet dans sa forme d'aujourd'hui" On a conservé un service de table à décor vert marqué du chiffre LFT, dont s'est beaucoup servi Hélène Cordelle et qui a du appartenir au musicien. Voir la reproduction de l'atelier de l'archetier, dont les archets Tourte sont très recherchés aujourd'hui. On a gardé aussi des lettres autographes de Lamartine, Chateaubriand, Victor Hugo et St Beuve, datées de 1840 - 43 et adressées à Francis Tourte qui leur avait envoyé ses recueils poétiques. Hélène Cordelle percevait encore des droits d'auteurs sur des chansons.. Léonie Tourte avait un frère Georges Tourte (né en 1837), grand-père d'Hélène Milson - Caille, décédée sans postérité le 11 janvier 1971 à Paris (sa fille Janine Caille, docteur en droit, était morte en 1970). Son héritage important (15 millions de francs de l'époque est alors revenu, non pas à la famille de son mari René Caille, origine de cette fortune, mais à Hélène Cordelle et Thérèse Dupuis, seules héritières légale (5ème degré), après intervention d'un généalogiste qui fut rémunéré avec 30% de la succession et après paiement des droits. Si la fille d'Hélène Caille était morte après sa mère, la succession serait revenu à l'Etat. Voir l'acte de notoriété de la succession Caille Léonie Tourte s'est mariée en 1870 à Alexandre Feige, fils d'un marchand de chemises. Ils ont eu 5 enfants dont la grand-mère d'Yves, (Bonne Maman) Hélène Feige - Cordelle. Léonie avait un oncle peintre qui aurait ruiné toute la famille, les parents Tourte ayant vendus leurs biens pour rembourser les créanciers. Elle tenait, semble-t-il, un petit commerce (issu du commerce de chemise de son mari mort en 1896) à Paris. Elle a ensuite vécu à Sèvres, puis à partir de 1909 - 1912, à Paris, avec ses filles devenues veuves prématurément (en 1909 Thérèse, veuve Bidel, en 1912 Hélène, veuve de Louis Cordelle, grand-père d'Yves), dans un appartement, 2 rue Pierre Curie. En 1935, elle vivait à Besançon, avec sa fille Thérèse, remariée à Pierre Dupuis en 1919. Elle est décédée à Paris en 1936. Elle y avait suivi les Dupuis (Pierre Dupuis était à la Banque de France).
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