L'acquisition du chateau de Vierville (1910)
et le retour des Hausermann en France (1912)

 
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Cette série de photos a été prise par Daddy  en 1910 avant l'achat définitif du chateau


EH03D - Le château de Vierville au moment où les Hausermann envisagent son achat, printemps ou été 1910



EH03D - La grille du château



EH03D - Château de Vierville, la maison des gardes


EH03D - La pelouse arrière du château est fleurie abondamment
comme celle de devant


la marchande de poisson grandcopaise
et son attelage de chiens  (maman se souvient de l'odeur épouvantable des chiens nourris de poissons)


1912, le premier cheval acheté 
après le retour d'Argentine, "Samba", cheval de race,  requisitionné dès 1914. La voiture est une "bayeusaine",  voiture habituelle des paysans du Bessin, pour aller au marché  et se déplacer rapidement. Daddy tient les rénes devant la maison des gardes.

 

Vous pouvez également consulter
le contenu des caisses
de déménagement
avec un carnet de comptes
de Daddy lors de son retour
en France en 1912 (page 4966)
.


Carte de visite d'Eugène Hausermann, ingénieur de MM Hersent, vers 1912


vue depuis le champ au nord du chateau


les 2 tourelles et l'église



EH03D - Vue de la mer depuis les lucarnes du 2ème étage



EH03D - Vue de la mer, depuis les lucarnes du 2ème étage



la façade arrière


vue de l'orée du bois


la voiture "Brazier" achetée par Daddy en 1913, il est au volant


"Diabolo", le chien de maman, 
sur le muret de la petite tour découverte de l'ancienne enceinte, près de la route

D'autres photos sont visibles,
concernant cet aller et retour
Argentine-France-Argentine:

L'escale à Santos

 L'escale à Rio

La suite du voyage: Dakar,
Espagne, golfe de Gascogne

Le séjour en Normandie

 Le voyage à Saales chez les cousins d'Alsace

En 1910, après 4 ans de séjour à Rosario, les Hausermann sont revenus en France pour un congé d'environ 6 mois. C'est au cours de la traversée de retour, à bord du paquebot "Ceylan", qu'il ont rencontré la famille de Louis Cordelle qui, elle, rentrait définitivement. Leurs enfants ontfait connaissance pendant les 3 semaines de voyage, et ce sera à l'origine du mariage, 10 ans plus tard, de mes parents, Jean Cordelle et Simone Hausermann. Après ce moment passé ensemble, les deux familles se sont séparèes et ne se sont retrouvées que vers 1917.

Riches de la participation aux bénéfices importants des travaux du Port de Rosario, les Hausermann ont recherché une propriété de campagne à acheter. Ils visaient à l'origine plutôt le département de la Manche, du côté de Cherbourg où ils avaient des souvenirs familiaux, et la présence des Gervais, Jeanne et Robert, et la proximité des Hersent devenus des amis, au château de Nacqueville. N'ayant rien trouvé de satisfaisant, ils ont élargi le domaine de recherche et sont tombés sur le château de Vierville, mis en vente à peu près vide, par des marchands de biens.

Cette demeure, construite au 17°s., sur les restes d'une construction fortifiée du Moyen Age, avait changé plusieurs fois de propriétares au 19°s. Les familles de Marguerit de Rochefort, de Margerie et de Goussancourt s'y sont succédées de 1809 à 1882, modifiant l'aspect extérieur suivant les goûts du moment (adjonction des lucarnes au nord, de la cloche, des marquises et de la tourelle d'angle), puis le château a été vendu le chateau à M. Lefrançois, ingénieur des mines (notamment à Littry et au Portugal (et aïeul des Godard, mes voisins actuels à la plage de Vierville). 

Monsieur Lefrançois meubla somptueusement le château avec des collections de valeur, des "azulejos", et des meubles anciens rapportés du Portugal où il avait vécu. Après sa mort, la propriété a été rachetée par des marchands de biens qui ont vendu séparément le mobilier (sauf quelques meubles portugais importants et les "azulejos" scellés).

C'est ainsi que mon grand-père Daddy a acheté en 1910 un château à peu près vide, et qu'il ne pouvait occuper immédiatement, puisqu'il repartait en Argentine. La négociation n'était d'ailleurs pas terminée lors du départ de Daddy, qui a télégraphié depuis le bord du paquebot son accord définitif. Nanny et les enfants étaient restés en France quelques semaines supplémentaires.

Sur un document manuscrit datant des années 40, mon père a  reconstitué les sommes versées pour cette acquisition (le chateau, plus une douzaine d'hectares de terres sur Vierville). Il est arrivé à 137.000F. payés en 1910 et 1911, plus 10.000F. payés en 1920, peut-être pour un complément de terres. Cela représente  2,7 à 3 millions de francs actuels.

Les Hausermann sont repartis pour 2 ans en Argentine, c'est le père de Daddy, Rémy Hausermann, le graveur-géographe à la retraite, qui s'y est installé, et qui a trouvé à s'occuper avec la culture des légumes, lui qui, depuis toujours, passaient tous ses dimanches à Lagny à cultiver un petit terrain de jardinage dans la banlieue parisienne.

Quand les Hausermann sont revinus définitivement s'installer à Paris en 1912, au 123, rue de Longchamp, ils ont pris l'habitude de venir pendant toutes les vacances scolaires à Vierville (soit en été du 14 juillet au 1er octobre, plus 2 semaines à Noël et 2 semaines à Pâques), et ils ont commencé à meubler et équiper complètement ce château vide.

Eugène et son père Rémy ne s'entendaient guère, Daddy voulait des fleurs partout, alors que Rémy était un spécialiste des légumes. La famille de Daddy était catholique et Daddy s'en accomodait, mais Rémy ne le comprenait pas sur ce point. Rapidement Rémy a préféré partir vivre chez sa fille Marthe Feuillebois, qui elle, était une protestante intransigeante.

Daddy avait les moyens financiers nécessaires pour installer confortablement et entretenir cette très grande maison; lui et Nanny le firent avec beaucoup de bonheur. Leurs enfants et petits-enfants en ont gardés des souvenirs extraordinaires.










Voici quelques photos familiales datant du retour des Hausermann en France:


Daddy, à Vichy pour une "saison" en 1912

43 ans

Jean, vers 1912, 9 ans environ


Suzanne, vers 1912, 16 ans

 


Simone, vers  1912, 14 ans

Pour son anniversaire des 14 ans, son Papa lui a écrit de Vichy une lettre qui a été conservée


Jean, vers 1912, 9 ans








 

Nanny, vers 1912, 38 ans

 
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