née le 2 mai 1900 à Reims, décédée en 2005 à Mantes
mère de Claude
Années 1920 à 1927
Souvenirs
de Granie: "En
1920, mon père voulut se rapprocher de Paris et il acheta une
maison à Sceaux, mes frères faisaient leurs études
à Paris, ils venaient le dimanche. Un ami de mon père
qui s'occupait de dessin me fit connaître un atelier, j'y travaillais
plusieurs années, parfois c'était très gai, les
anglais y vinrent.
Je me rappelle la chute du
franc en 23. Avant la guerre, il fallait 25 francs pour une livre; les
anglais, la spéculation, la panique la fit monter à 350
francs. L'indignation était telle que le professeur refusa de
corriger les anglais, massés dans un coin, l'un d'eux, âgé,
la main sur le cœur s'approcha de moi "chacun a deux patries, la
sienne et la France"!
On appela Poincaré, en quelques
jours la livre baissa de 100F.
Après la guerre, ce furent
des années folles, scandales financiers, émancipation
des femmes.
Ma santé était mauvaise,
je me plaignais en vain, sans radio on ne vit pas que je faisait de
la tuberculose, un docteur ordonna des vacances, 4 mois à
Luchon, son air et son soufre me rétablirent.
Les THIRION étaient eux aussi
éprouvés, ma tante acheta une maison elle aussi à
Sceaux et Vonnette et moi avons retrouvé notre vieille amitié
fraternelle, grâce à quoi la vie fut plus gaie avec Andrée
qui avait 20 ans.
Nous étions d'âge à
nous marier, mais il manquait un tiers des épouseurs, les notaires
ne s'en occupaient plus, c'était les bonnes amies des familles
qui imaginaient les mariages.
"le garçon choisit, disait
mon père, les parents jugent et la fille obéit"
Ma tante, elle, voulait le luxe pour
sa Vonnette, à la regarder: jolie, intelligente, mondaine et
riche, elle faisait des rêves et se remuait. Elle fit choisir
à sa fille un financier qui était de bonne famille et
semblait gentil, malgré l'opposition de Vonnette, le mariage
eut lieu.
A 27 ans, je me décidai dès
la première entrevue pour un officier qui me sembla calme, simple,
bien élevé, bon physique. Mon père s'opposa: les
soldes des officiers étaient si minimes qu'on ne pouvait vivre,
cette fois je m'entêtais, le mariage se fit.
Granie - févr 89 - """
A Sceaux

MA40 -(détails)-
Suzanne Maillet, Sceaux?, vers 1925

MA76 -(détails)-
Suzanne (Grannie), Sceaux vers 1925

MA73 -(détails)-
Suzanne, Sceaux vers 1925

MA75 -(détails)-
Suzanne, Sceaux vers 1925

MA103 -(détails)-
Suzanne, Sceaux vers 1925

JCT162 -(détails)-
Sceaux, 1922, de g à d: Suzanne, Etienne, René,
Marcel, Vonnette, inconnu, Louis, Marguerite

MA69 -(détails)-
Suzanne, et les 3 fils Maillet, 1923

(détails)
Suzanne Maillet à Carcassone, vers 1925
__________________
Visite à Lille chez sa tante Clotilde et son oncle André Maillet: une carte de Suzanne à sa mère:
Voir au chapitre 520 pour
les années 1927-39 (famille Rougier) et
les chapitres suivants: 521 à 534 (famille Rougier toutes les
années suivantes)















































