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Maurice
Louis
Ambroise
ROUGIER
né le 4 avril 1893, + juin 1974
le père de Claude, on l'appelait "grand-père"
1ère partie 1893 à 1939
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Souvenirs de Claude:
"En l’attendant, Pauline (sa
mère qui racontait à Claude)
disait «et je pleurais et je pleurais», mais ll fut toujours
pour elle le «petit» Maurice, son préféré.
Il est né 12 ans après Félix
, et on se représente mal aujourd’hui ce qu’était pour
une femme de nombreuses maternités.
Mon père
est né en 1893 à Batna
(Algèrie). (voir
son acte de naissance) Il fut nourri au lait d'ânesse.
Il a 2 ans quand son père part au Soudan
pour 11 ans. Sa mère, restée en France, s'installe
à Sceaux. Il sera écolier au Lycée Lakanal jusqu'à
13 ans. (voir une
lettre écrite à sa cousine Luce Ménestrel alors
qu'il avait 7 ans)
A partir de 1906, à Montpellier,
il a retrouvé les Pi, des cousins lointains, Catalans, époque
très heureuse de sa vie"
On a conservé d'autres lettres et cartes de Maurice
enfant à sa
soeur Lucie en 1900, et en 1902 à sa cousine
Luce Ménestrel (2
lettres) ainsi qu'à une autre cousine,
Marie.

Maurice ROUGIER, enfant, 1895c

(détails)
Luce Ménestrel, Maurice Rougier et Louise Rougier, 1897
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Maurice Rougier enfant, 1893

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Maurice, enfant, 1897c

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19 mars 1904, première communion
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Maurice vers 1904

(détails)
Au lycée Lakanal de Sceaux en 6èmeA
vers 1906
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Maurice Rougier a fait une carrière militaire de 1912 à
1946, participant aux 2 guerres mondiales. Un Etat
des Services (militaires) du 7/10/47, donne les grandes
dates du déroulement de la vie professionnelle de Grand-Père
Suite des souvenirs de Claude:
"Quand son père (le
général Louis Rougier)
a été muté à Versailles, il a préparé
Saint-Cyr au Lycée Hoche. La mort a frappé son père
le 31 Octobre 1910 et pendant que sa mère déménageait
pour Paris, il continua ses études à Versailles,
en pension chez les DIGNE, grands amis des ROUGIER (également
dans la carrière militaire).
Dès la sortie de St-Cyr, la
guerre de 14 a éclaté. La promotion Montmirail, dont il
faisait partie, a eu la moitié de ses effectifs tués.
Il reste quelques lettres qu'il a
écrites lors de cette guerre (voir pages
5001, 5002, 5003,
5004)
et qui me semblent des documents importants retraçant cette
tragédie et l'idéal de ceux qui combattaient."
Maurice est entré au Lycée Hoche à l'arrivée
de la famille à Versailles au début de 1910 et il a été
reçu à la 1ère parte du bac cette même année,
avant la mort de son père.
Sa mère nne pouvait plus habiter dans l'appartement de fonction
de Versailles. Elle est donc partie rue Sarrete à Paris.
Maurice a été reçu en 1911 au baccalauréat
le 21 juillet devant la faculté de Paris, mention latin,
sciences, mathématiques. Il a continué ensuite la préparation
à St-Cyr au lycée Hoche en étant hébergé
par Madame Digne, la mère de son parrain, un officier.
En octobre 1912 il a été admis
à Saint-Cyr promotion "Montmirail". Il a d'abord
fait une année de service militaire comme homme de troupe au
94ème Régiment d'Infanterie à Bar-le-Duc,
d'abord 2ème classe, puis caporal à partir de février
1913.
En entrant à St Cyr le 10 octobre 1913, il a été
nommé aspirant.
Maurice, Saint-Cyrien, 1913

(détails)
Saint-Cyr vers 1913
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Au début de la guerre 14-18, il a été tout de suite
incorporé comme Sous-Lieutenant le 5 août 1914 au
164ème RI, tout de suite engagé contre l'offensive
Allemande lancée à travers la Belgique.
On a conservé une longue lettre de Maurice à sa soeur
Louise, racontant en détail
ses premiers combat, 24 septembre 1914.
Voir une autre lettre à
sa famille le 7 avril 1915, écrite depuis les avant-postes
et racontant une attaque locale qui a réussi.
Il a été promu Lieutenant pour la durée
de la guerre, a/c du 28 juin 1915, puis à titre définitif
le 3/9/15.
Dans son régiment, du 3/1/16 au 14/11/16, il a été
affecté à la formation de la classe 1917, mais il participait
aux combats, sa lettre du 13 août
1916 raconte une journée difficile où il a eu une
ophtalmie qui l'a obligé a être évacué quelques
jours.
Maurice Rougier a été promu Capitaine le 4/4/17.
Du 2/11/1917 au 19/3/1919, il a été affecté au
155ème RI,
Il a été gazé (à l'ypérite) le 11
août 1918, et il en a raconté les circonstances dans
sa lettre du 12 août 1918,
écrite depuis un hôpital d'évacuation.
Suite des souvenirs de Claude:
"Il fut "gazé" par l'ypèrite et fut
par le hasard des morts de son unité, le plus jeune Capitaine
de l'époque".]
Croix de Guerre 14-18 (citation)
MAROC 1919-21 - 2 ans
Il est affecté au 15ème
Rég de Tirailleurs Algériens du 19/3/1919 au 9/6/1921.
Il a débarqué à Casablanca le 6/6/1919. Pendant
ce séjour au Maroc il a obtenu la Médaille Coloniale avec
agrafe "Maroc"
Suite des souvenirs de Claude:
"De 1919 à 1920, il fut affecté à
la pacification du Maroc. Très attaché aux troupes Marocaines,
il bivouaquait sur le Haut-Plateau et après les horreurs de la
guerre 1914, ce séjour fut un des meilleurs souvenirs de sa carrière
militaire, (on y vivait à cheval et on chassait la tourterelle).
Ceci se passait à l'époque de Lyautey."
En fin de séjour il a débarqué à Marseille
le 1/7/21, et commencé un congé de rapatriement de 145
jours
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Maroc, 1920-22

Portrait du Capitaine Rougier, par un de ses soldats marocain
(tableau à Dampierre) - 1920
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PARIS 1921-29 - 9 ans
Affecté au 104ème RI du 9/6/21 au 1/1/24, 2 ans
1/2
Affecté au 24ème RI du 1/1/24 au 31/10/27, 4 ans
Ecole Supérieure de Guerre du 31/10/27 au 10/9/29: 2 ans,
il en sort Capitaine Breveté Etat-Major
Suite des souvenirs de Claude:
"De retour en France, il fut muté au 24°
Régt. d'infanterie à Vincennes et habita chez sa
mère rue Sarrette (Paris).
Après sa sortie de l'école de Guerre (1928-29),
qui vous faisait "breveté d'Etat-major", il se marie en 1927
(lundi 3 octobre, voir copie
de l'acte, daté du 4 octobre 1927)…
Mes parents s'étaient connus
chez les Pi à Sceaux (descendants des
Pi de Cospron, à 4 reprises alliés avec les
REIG…, Pauline avait pour aïeule Marie
PI épouse de Bonaventure REIG). Madame Pi faisait partie
de ces bonnes âmes "marieuses", et pourtant quelle responsabilité
de faire se rencontrer deux êtres qui ne se connaissent
pas et qui peut-être uniront leur destin pour la vie.
Les chefs de famille MAILLET et ROUGIER
étaient Polytechniciens; les MAILLET habitaient 6 rue des Imbergères
à Sceaux, Georges MAILLET,
mon grand-père, était paralysé depuis de nombreuses
années et Suzanne était connue à Sceaux pour sa
réserve et parce qu'elle s'occupait de son père. C'était
une jeunesse sévère dont elle s'évadait en fréquentant
les ateliers de peinture.
Les ROUGIER avaient habité
Sceaux jusqu'en 1906 et étaient très liés aux Pi.
Maurice avait 34 ans, Suzanne 27 ans et le mariage se fit alors qu'ils
s'étaient vus de rares fois seulement chez les Pi. Mes parents
se vouvoyèrent toujours; leur vie était simple et familiale.
Ils n'aimaient pas les sorties mondaines et étaient, surtout
Maman, amoureux de la nature. "
On a gardé une lettre de Maurice
à Tante Jeanne le 16 août 1927, avant son mariage avec
Suzanne Rougier.

(détails)
les officiers du 104ème RI, vers 1922, Paris

Permis de conduire militaire, datant de 1927
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(détails)
le capitaine Rougier au 24ème RI, vers 1925, Paris

(détails)

1927, à l'époque de l'Ecole Supérieure
de Guerre
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En sortant de l'Ecole de Guerre,
capitaine d'Infanterie, breveté d'Etat-Major
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STRASBOURG 1929-36 - 7 ans
Affecté à l'Etat-Major de la 43ème Division
d'Infanterie, 2ème et 3ème Bureau, du 10/9/29 au 24/7/34
14/7/30 Chevalier de la Légion d'Honneur
Promu Chef de Bataillon le 25/6/34 et affecté au 158ème
RI, toujours à Strasbourg, du 25/7/34 au 25/7/36
Voir un Témoignage
de Satisfaction du 9/4/35, pour son rôle dans la collaboration
avec la 1ère Région Aérienne.
Suite des souvenirs de Claude:
" Nommé Chef
de Bataillon (Commandant), mon père fut muté à
Strasbourg de 1929 à
1935. J'avais quelques mois et Fanny 1 an. A Strasbourg, on regardait
avec effroi de l'autre côté du Rhin les Allemands que les
plus perspicaces savaient si dangereux.
Nous longions souvent le Rhin, ma
mère et mon père à bicyclette (moi sur la barre
et Fanny sur la petite bicyclette rouge qui est à Dampierre)
et très étonnée, j'avais constaté à
4 ans qu'ils étaient faits comme nous ! "
On a gardé quelques lettres de cette époque: 1932,
de Nancy - 30 juin
1933 - 10 juillet
1933 de Bitche -
DIJON 1936-39 - 3 ans
Affecté à l'EM de la 8ème Région Militaire,
Chef du 2ème Bureau, du 25/7/36 au 4/9/39, à Dijon
Suite des souvenirs de Claude:
"La garnison suivante fut
Dijon."
voir le
Témoignage de Satisfaction du 15 mars 1939 pour son rôle
à Strasbourg dans la préparation des officiers candidats
à l'Ecole Sup. de Guerre.
Quelques lettres jalonnent cette époque:19
juillet de Vichy, adressée à sa fille Claude -
8
août, de Vichy, adressée à Suzanne à La Bourboule
- vers 1937 adressée
à Suzanne à Arguel - vers
1937, le 27 avril de Dijon adressée à Suzanne - vers
Pâques 1937, adressée à Suzanne à Arguel
- 1938 à Suzanne
-
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(détails)
Le Cdt Rougier à Dijon en 1939

Maurice Rougier, vers 1939

Maurice Rougier à gauche,
date et lieu inconnus

Maurice Rougier, 17 janvier 1939
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Suite
de l'histoire de Maurice Rougier au chapitre 501, entre septembre
1939 et septembre 1944,
et au chapitre 502, de septembre
1944 à sa mort en 1974
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