oncle de Maurice ROUGIER
Henri Auguste Abel ROUGIER, né à Champagnole le 9-3-1842 – décédé le 2-5-1896. Elevé à l'école communale de St Claude, à 14 ans il était employé chez le fromager Gros, il a été comptable à St Claude chez le brasseur ERB (en 1865), puis quelques années après employé chez Devaux, distillateur et négociant en vins.
En 1875, il a été appelé par son frère Félix à Lyon, d'abord chez le brasseur Gallet, puis a travaillé chez Noilly-Fils à Lyon (son frère Félix y était directeur). En 1876, il est entré comme comptable à la maison mère Noilly-Prat à Marseille, jusqu'à sa mort en 1896.
Quand il est arrivé à Marseille, il a habité successivement 20 rue Tholomi (?), puis 261 rue Paradis, 1er étage, propriétaire Lieutard de fin septembre 1876 à avril 1879, puis au 130 (actuellement 118) cours Lieutaud, 2ème étage, Morin propriétaire, d'avril 1879 à fin septembre 1883, puis au 12 rue Veau, rez de chaussée et 1er étage avec un petit jardin de fin septembre 1883 à fin septembre 1887, enfin au 42 rue des Minimes, 3ème étage de fin septembre 1887 à sa mort le 2 mai 1896.
La tombe de Henri Rougier est à Marseille.
Il a épousé à Saint Claude, le 20 nov. 1867 Louise Félicie DUPREZ (une de ses tantes, fille de Jean-Marie-Féréol DUPREZ, maître tailleur de pierre et de Anne BOURGEOIS; elle est cousine germaine de Mélanie DUPREZ) :
Ils ont eu 6 enfants:
--- 1--- Maurice Léon Ferdinand Rougier (né le jeudi 24-9-1868 St-Claude - décédé le 28-7-1901),
né à la salle d'asile deSt Claude. Maurice a suivi l'école primaire à Lyon, puis à Marseille (juillet 1876) chez "Sardeau",puis au lycée en octobre 1879.
En 1885à
Marseille, Maurice a été touché par une forte fièvre thyphoïde
grave et une pleurésie. En novembre 1885à Marseille, il a réussi son baccalauréat, a fait Maths Spé puis
est rentré à l' école Polytechnique, de 1887 à 1889. Il en est
sorti Sous Lieutenant dans le Génie.
Maurice a effectué son service militaire à
partir du 3 septembre 1891à
Arras où il a été promu Lieutenant. Il est allé
à Grenoble en mars 1894, puis à Avignon le 7 septembre 1894.
Il a épousé
Blanche DAVID, agée de 20 ans, le Mercredi 18 avril 1894.
Blanche était la fille d'un pharmacien principal militaire. Née
en 1874, elle est décédée
en août 1895.
En novembre 1895Maurice est parti à Alger, puis à Constantine en septembre 1897.
Maurice a reçu une décoration le 23 octobre
1897, juste avant de se retrouver à Batna ( décembre 1897) où
il a été nommé Capitaine.
Il a séjourné
3 ans au Soudan comme chef de service sous les ordres de son oncle Louis
Rougier. Il est rentré le 24/3/1901 à Bordeaux après
un séjour prolongé par la fièvre jaune (33 mois sans interruption).
Il s'est remarié
avec Louise WITAS le
Vendredi 12 avril 1901 à
son retour du Soudan où auparavant ils s'étaient fiancés.
Louise était la fille d'un receveur de l'enregistrement à Alger.
Il n'ont pas eu d'enfant.
Maurice a été décoré de la Légion d' Honneur le
14 juillet 1901à Paris.
Il est mort prématurément
le Dimanche 28 juillet 1901, après 2 jours
d'hôpital à Versailles (d’une arête de poisson
avalée de travers, racontait son neveu et aussi l'autre Maurice
Rougier, fils de Louis Rougier et père de Claude).
Il a été inhumé à Versailles
(78000) dans le cimetière militaire.
Louise Witas, un mois après le décès de son mari, est partie à Aix en
Provence puis est rentré à Alger où elle s'est remariée
deux ans après.
---2--- Albert ROUGIER, (né le mardi 30-8-1870 à St-Claude - décédé en 1943 à Lyon) normalien, professeur d’histoire à Lyon (lycée Ampère). Edouard HERRIOT vantait son intelligence. Il a épousé en 1904 Mathilde Jobart, employée des postes, et a eu 4 enfants, dont le docteur Jean ROUGIER (qui était voisin de Christophe Cordelle, rue d’Alger à Lyon, vers 1977), ainsi que Germaine ROUGIER, André Rougier et Henri Louis ROUGIER.
Souvenirs recueillis par Paulette FAZEMBAT de sa mère Lucie ROUGIER :
« Jean ROUGIER, interne des Hôpitaux, à Lyon, avait épousé une Russe, elle aussi médecin, dont le père avait été tué lors de la Révolution russe, et dont la mère s’était remariée avec un Turc de Constantinople (Istamboul aujourd’hui). La femme de Jean ROUGIER était partie pour Constantinople, en voyage, avant la guerre de 1940, n’a pu revenir en France en raison des circonstances, et est devenue médecin masseur de quelque pacha et s’occupait également des haras.
Jean a divorcé par la suite et s’est remarié à Lyon. Une fille est née de son union avec la Russe .
Son frère Henri ROUGIER, ingénieur des Mines de St.-Etienne, a épousé une amie d’enfance d’Aix-en-Provence.
Sa sœur Germaine ROUGIER s’est mariée modestement avec un miroitier. »
Voici 3 lettres de Jean Rougier à la famille: le 28 juillet 1954, à l'occasion du mariage de Claude Rougier et Yves, le 5 mai 1956, lors du décès de Pauline Reig-Rougier (grand mère de Claude), le 7 février 1977 en réponse à une lettre de Granie et parlant de la prochaine visite de Christophe.
---3--- Cécile Emilie Félicie Rougier (née à St Claude le dimanche 4 octobre 1874), décédée des suites d'une coqueluche le jeudi 5 avril 1877.
---4---Jeanne Alexandra Irma Rougier, "tante Jeanne", née le dimanche 10 février 1878 à Marseille.
En octobre 1893, elle a obenu son brevet élémentaire, puis en octobre 1898, son brevet supérieur.
En 1903à Aix en Provence, elle a été reçu à l'école normale après avoir eu une permission exceptionnelle de suivre les cours à Aix. En juillet 1904, elle est entré à l' école normale supérieure, alors que déjà, en 1903, elle travaillait comme professeur adjointe à Gardanne (Bouches-du-Rhône).
Le 4 février 1906, elle a été reçu diplômée de l'école normale supérieure.
Elle est arrivée fin 1906, à St Egrève (38120), où elle a habité au lieu dit "les Montonniées" aves sa soeur Félicie.
Enjuin 1916, Jeanne est devenue Directrice de l'Orphelinat Départemental de Jeunes Filles de l'Isère à Saint Egrève (38120). Sa soeur Félicie y était Institutrice adjointe.Jeanne a pris sa retraite le 1er octobre 1933 sur sa demande. Elle est décédé vers 1950.
Elle était très liée avec les parents de Claude. Restée célibataire, c'était une «sainte laïque». Le petit bureau de la «chambre des filles» à Dampierre vient d’elle.
Jeanne Rougier
(détails)
---5----Félicie Marie Antoinette Rougier, (née le jeudi 2-10-1879 à Marseille, cours Lieutaud-décédée le 12-12-1930),
En 1894, elle a été reçue au brevet élémentaire.
En 1896, elle a été atteinte d' une entérite aigüe après la mort de son père.
En octobre 1898, elle a été reçue au brevet supérieur, comme sa soeur Jeanne.
A Aix en Provence, elle a travaillé comme suppléante d'institutrice au collège de jeunes filles. Elle y a préparé le professorat de dessin à Lyon sans succès.
Elle a été ensuite institutrice à l'Orphelinat de Saint Egrève dirigé par sa soeur Jeanne.
Félicie a été de 1921 à 1922, à Vichy pour des problèmes de santé (diabéte).
Restée célibataire, elle est décédée du diabéte le vendredi 12 décembre 1930 à St Egrève. Voici le texte lu à l'occasion de ses obséques. Il rappelle sa vie au service des enfants.
Elle est inhumée à Saint Egrève (38120).
---6---Thérèse Marguerite Albertine Rougier née à Marseille, cours Lieutaud le samedi 11 février 1882, décédée le lundi 16 février 1885, de la diphtérie, on avait tenté une trachéotomie pour la sauver. Elle était filleule d'Albert Rougier

















