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Montevideo, 17 mai 1945
Mon cher Jean,
J’ai reçu le 30 avril ta lettre du 29 janvier confiée aux Alsaciens, société dont je suis un des conseillers ici à Buenos-Aires. Tes câbles puis enfin ceux du Lot-et-Garonne nous ont enfin appris l’heureuse libération d’Henry dont le sort nous a bien inquiété. Khelstovsky a aussi été bien heureux des nouvelles sur les siens, qui vraiment l’ont bien abandonné à ce point de vue.
Nous avons lu avec plaisir les nouvelles sur nos neveux et nièces, ainsi que leurs rejetons, et maintenant que la situation se normalise nous voudrions bien quelques photographies. Avez-vous reçu celles que je vous ai envoyées par Mr Charles Faive ( ?), c’était le jour des 15 ans de Jean-Paul.
Les nouvelles que tu me donnes sur la vieille maison me navre car nos souvenirs sont morts avec elle, et je ne crois pas qu’on puisse la relever, et même si cela était possible, comment garder une grande maison familiale dans les temps que nous allons vivre. Par mesure de conservation, il faut faire prendre, en temps opportun, consignation des dégâts causés ; je veux croire que la jouissance vous a été rendue. Qu’avez-vous fait à la Succession, qu’il faudrait régler, mais pour cela ma présence est nécessaire et je ne me vois pas encore parti d’ici, à moins que quelqu’un ne me relève, car Canonne n’est pas capable de prendre la suite. Que pense Gilbert (Hersent) du personnel à l’étranger ?
Je t’écris de Montevideo où je suis
venu pour régler la comptabilité de l’agence de Puma qu’il a fallu ouvrir
pour la carrière. _________________________________________________ |