Vaux sous Chamigny - août 1944

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Vierville étant devenu inaccessible pour nous les parisiens, mes parents et moi avons été nous mettre au vert dans une campagne proche de Paris, sur les bords de la Marne, chez des amis d'amis de Bonne-maman.
On y avait été en train, emportant 2 vélos. C'était vers le 1er d'août. Les Alliés paraissaient enlisés en Normandie pour encore quelque temps.
On pouvait se baigner dans la rivière avec les enfants de la maison. On commençait à voir souvent les chasseurs-bombardiers US qui rôdaient à la recherche de proies, locomotives ou camions, les Allemands ne circulaient que la nuit. De jour, seuls des camions civils de ravitaillement de Paris circulaient, dangereusement, il fallait surveiller le ciel, et à la moindre alerte se jeter dans le fossé.
Il y avait une voie ferrée de l'autre côté de la Marne, un jour j'y ai vu, roulant vers l'ouest, un train d'une soixantaine de wagons plats, tous chargés d'un char Allemand tout neuf, Tigre ou Panther, chacun avec leur mitrailleuse antiaérienne, de quoi dissuader les avions alliés.Mais très rapidement on a su que les Américains avaient percé à Avranches et avançaient très rapidement. Si on restait à Vaux, on pouvait craindre de voir Paris libéré et nous bloqués à Vaux. Il fallait repartir, mais il n'y avait plus de train pour Paris. Nous avons pris les 2 vélos pour nous trois, et avons commencé à rouler vers Paris en échangeant un vélo tous les 20 km. Pas très pratique. Finalement, je me souviens qu'on a embarqué avec les vélos sur un camion de légumes qui nous a déposé à la porte de Pantin. Là, il y avait encore quelques métros (rares, ils ne s'arrêtaient qu'aux stations de correspondance pour économiser l'électricité)


(détails) La baignade dans la Marne

(détails) Yves


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(détails) Avec la famille qui nous hébergeait, Yves 2ème à gauche, Maman à droite


(détails) Maman est 4ème à partir de la gauche


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(détails) La Marne

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