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Extraits de lettres échangées entre Me Pommier, notaire à Trévières et Jean Cordelle, entre 1941 et 1945, concernant la propriété du château de Vierville

 

 

Rappel des valeurs approximatives des francs de l’époque

 

1 franc 1939  vaut     0,406 euro       l’inflation a été de 7%

1 franc 1940  vaut     0,345 euro       l’inflation a été de 17,75%

1 franc 1941  vaut     0,293 euro       l’inflation a été de 17,46%

1 franc 1942  vaut     0,244 euro       l’inflation a été de 20,27%

1 franc 1943  vaut     0,196 euro       l’inflation a été de 24,16%

1 franc 1944  vaut     0,161 euro       l’inflation a été de 22,17%

1 franc 1945  vaut     0,108 euro       l’inflation a été de 48,51%

1 franc 1946  vaut     0,071 euro       l’inflation a été de 52,63%

1 franc  1947 vaut     0,0476 euro     l’inflation a été de 49,17%

1 franc 1948  vaut     0,0300 euro     l’inflation a été de 58,71%

1 franc 1949  vaut     0,0265 euro     l’inflation a été de 13,18%

 

 

Me Pommier à Jean Cordelle  

 

CHARLES  POMMIER, notaire

téléphone 13,

Chèques Postaux Rouen 133-91

Etude fermée le samedi

Trévières le 5 avril 1941

 

Cher Monsieur,

J’ai vu Mr Blin, qui m’a versé les 3000F représentant le prix de vente du foin qu’il a enlevé chez Mme Hausermann.
Au sujet des lots des vignets, j’ai obtenu un bail de 3 ans, à partir de Noël prochain, pour 2750 francs, sous réserve des pommes et du bois des haies, à votre profit.
La contenance de ces vignets étant de 2 hectares 64 ares, nous obtenons ainsi, avec la réserve ci-dessus, plus de 1000 francs l’hectare, et j’estime que ce prix est très sérieux.
Néanmoins avant de traiter définitivement, je voudrais que vous me donniez votre autorisation.
Avec mon meilleur souvenir , je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’assurance de mes meilleurs et bien dévoués sentiments

C. Pommier

 

 

Jean Cordelle à Maître Charles Pommier, notaire à Trévières,      Paris le 8 avril 1941

 

Cher Monsieur

Je reçois votre lettre du 5 avril 1941, et nous vous remercions d’avoir réglé la question du prix de vente du foin à Mr Blin

En ce qui concerne les vignets, nous sommes bien d’accord pour accepter le bail de 3 ans  de Noël prochain pour 2750 francs par an, sous réserve des pommes et du bois des haies à notre profit. Nous supposons donc que Mr Blin a renoncé aux pommes dont il avait la disposition dans le bail précédent concernant les 3 petits vignets. Veuillez nous dire également quel sera le régime du grand vignet entre St Jean et Noël prochain, car Pohier le laisse à partir de St Jean.

 

Madame Chedal, partie à Vierville samedi dernier, a emporté son contrat de mariage et le mien ; elle vous les remettra…..

 

 

Me Pommier à Jean Cordelle  

 

Trévières  (Calvados)  le 19 avril 1941

 

….Nous sommes bien d’accord pour le bail Blin que je fais établir comme convenu.
En ce qui concerne la location du grand vignet, pour les 6 derniers mois de 1941, j’avais oublié de vous dire que j’ai fixé le chiffre de cette location à 500 F. Pour cela je ne ferai pas de bail ; mais un simple engagement par Blin de verser cette somme à Noël 1941.
Pour la rédaction des baux…..

 

 

Me Pommier à Madame Chedal-Anglay  château de Vierville s/mer

 

Chère Madame,

Je vous fais remettre par mon clerc, les 3000 F que j’ai encaissés de Mr Blin pour le prix d’achat du foin dont il a disposé cet hiver sur les instructions de Mme Hausermann….    Je vous fais cette remise sur la demande de Mr Cordelle qui m’a écrit ces jours derniers….

 

 

Jean Cordelle à Maître Charles Pommier,    Paris le 30 juin 1941

 

….J’espère que vous aurez pu aller jusqu’à Vierville pour voir avec ma femme les conditions d’engagement du ménage destiné à remplacer les gardes actuels de la maison….

 

 

Me Pommier à Madame Cordelle,  château de Vierville s/mer  ,  Trévières le 16 juillet 1941

 

Chère Madame

Je vous remercie tout particulièrement de votre lettre du 13 courant. Avec grande reconnaissance j’accepterais que Monsieur Cordelle  veuille bien voir à Paris ce qu’il advient de la demande que j’ai déposée à Bayeux le 7 juin – si toute fois la chose est possible, bien entendu – Je sais qu’il est difficile d’obtenir quelque chose, et que Mr Cordelle fera tout ce qu’il pourra. J’attendrai tranquillement le résultat de la démarche. Merci encore. (il s’agit d’une autorisation de voyage en zone libre)

J’aurais voulu aller vous voir aujourd’hui, mais nous attendons des troupes  (allemandes bien sûr, Pommier était maire de Trévières) dans l’après midi, et je désire être présent à leur arrivée…..

 

….J’ai fait des insertions pour le ménage.
Je vendrai dimanche prochain après midi, à Formigny, une jument de 3 ans, qui pourrait vous convenir, si toutefois vous désirez acheter un cheval. Le prix n’en sera pas excessif.

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI    le 22 juillet 1941

 

…..J’ai vendu dimanche dernier, le cheval dont je vous avais entretenu, 31100F , à un marchand de chevaux. Je prends bonne note que la question d’achat d’un cheval vous intéresse, et certainement, quand vous serez décidé, il sera facile de vous donner satisfaction.
Merci encore pour ma demande du 7 juin. Je sais bien que cela est difficile, qu’il n’est pas du tout certain que vous obteniez un résultat.
Originairement j’avais invoqué le motif d’une visite nécessaire à une propriété de 100 ha que je dirigeais habituellement avant la guerre, ainsi qu’en fait foi un certificat du maire de Crozant joint à ma demande. L’intermédiaire qui s’est occupé de cette affaire à Bayeux, a réfléchi au moment de déposer ma demande, qu’il était préférable d’indiquer que j’avais besoin de me rendre en Creuse pour affaires concernant ma profession. C’est donc ce second motif qui a dû être maintenu en dernier lieu….

…je recherche toujours des gardiens, mais je n’ai pas encore trouvé ce que je désire vous donner.

….Comme convenu j’irai voir Mr Chedal Anglay, la semaine prochaine, pour lui présenter la déclaration de succession…

 

PS J’ai encaissé l’indemnité de logement pour Vierville, vous revenant comme ayant logé l’officier et ses hommes.

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle   Château de Vierville s/mer       21 août 1941

 

Je pense que vous êtes arrivé à Vierville. S’il vous était possible de venir me voir dans la matinée, je vous entretiendrais de mes recherches relatuivement à un ménage que j’ai vu hier et qui me paraît très bien.
Ce ménage doit aller vous voir dimanche prochain vers 3heures.
Si vous venez demain matin, soit vous soit l’un de vos fils par exemple, ou l’un de vos neveux, je pourrai vous remettre un petit paquet que j’ai pour vous…..

 

 

Paris le 13 mars 1942

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

Cher Maître

Avec le printemps, le moment me semble venu de mettre à exécution le projet que nous avons de faire installer un premier étage pour le garde de Vierville.
J’écris donc à Mr Hervé le lettre ci-jointe, en vous demandant si cela ne vous dérangeait pas trop, de la remettre à Mr Hervé et insister auprès de lui pour qu’il veuille bien s’en occuper dès qu’il le pourra. Je suis certain que grâce à votre intervention, nous arriverons à réaliser sans trop tarder ce petit travail, et à des conditions pas trop onéreuses.
Si Mr Hervé peut se rendre compte d’ici là de ce qu’il y a à faire, je pourrai le rencontrer à Bayeux à la fin de ce mois…..

 

PARIS, 13 Mars 1942

 

 

 

       Jean Cordelle à Monsieur Hervé

Entrepreneur à Bayeux (Calvados)

 

 

Monsieur

J'était venu vous voir à l'automne dernier pour vous demander de faire un petit travail dans la maison du garde du château de Vierville sur Mer. Vous m’avez dit à ce moment que vous pourriez vraisemblable­ment vous occuper de cela au début de la présente année. Je vous en­voie donc ci joint un croquis de la situation existante, et de ce que nous voulons réaliser indiqué en rouge.

Actuellement le logement comprend seulement 2 pièces au rez de chaussée. A coté il y a un garage, et au dessus il existe un parquet en bois sur les deux pièces et sur le garage.

Il faudrait faire 2 pièces au dessus des deux du rez de chaussée probablement de grandeur inégales, l'une éclairée par une fenêtre si­tuée au centre du pignon en agrandissant une ouverture existante; l'autre éclairée par une lucarne dans le toit.

Pour accéder à ces deux pièces, un escalier serait installé com­me l'indique le plan, passant par la garage mais de façon à encombrer le moins possible.

Les dimensions indiquées sur la plan ne le sont qu’à titre indi­catif, et on pourra adopter sur place las dispositions définitives.

Je passerai à Bayeux le vendredi 27 Mars, arrivant de Paris par le train de midi. S'il vous était possible de vous rendre compte aupa­ravant du travail à faire, je pourrai vous rencontrer ce jour là.

  En vous remerciant, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le 24 mars 1942

 

J’attendais la réponse de Mr Hervé pour vous écrire. Je ne suis pas encore en possession de cette réponse. Nous verrons à mettre la question au point pendant votre séjour ici.
…..Pour votre déclaration d’impôt sur le revenu, voici les renseignements demandés :

Longueville, foncier, impôts  1094F

Vierville, foncier  4634F

Paris, mobilière  4214F

 

Je me suis occupé du bois pour Paris. Ce bois est préparé dès maintenant, mais par suite des déplacements de troupes qui se font en ce moment ci, il n’y a pas de wagons depuis 15 jours et jusqu’à nouvel ordre. – le militaire primant le civil – 

 

Je serai heureux de vous voir pendant votre séjour à Vierville et nous prendrons rendez-vous pour nous rencontrer…..

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le 21 mai 1942

 

Cher Monsieur

Je reçois ce matin votre lettre du 20 courant. En même temps que je recevais les 2 autorisations de transport ci-jointes que j’avais réclamées il y a déjà un certain temps.

Il a été impossible d’augmenter la quantité, chaque personne ne devant recevoir que 7 tonnes au maximum, mais la même opération pourra être renouvelée dans 6 semaines et vous arriverez ainsi à obtenir environ 11 tonnes pour chacun de vous après prélèvement du contingent de la Seine.

Il n’y a toujours rien à faire avec les wagons, c’est bien regrettable parce que nous aurions pu charger davantage par voie de fer.


Vous pourriez téléphoner à mon fils, Maurice (provisoirement Sufresne 32-55), en lui demandant de faire le nécessaire à la Préfecture de la Seine où il connaît quelqu’un. Le bureau intéressé est situé 32 quai Henri IV, c’est Mr Gerbaud, mais c’est un chef de bureau qui a toujours obtenu ce que nous voulions……

 

 

Paris le 27 mai 1942

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

Cher Maître

Nous avons bien reçu les 2 autorisations de transports pour le bois et nous vous en remercions très vivement. Nous allons faire le nécessaire pour obtenir le permis d’entrer, et nous allons essayer de trouver un transporteur, ce qui n’est pas facile. Si par hasard, il redevient possible d’avoir un wagon, veuillez nous en prévenir.

Je vous envoie ci-joint un chèque de 1000F au nom de Mme Veuve Hausermann qui nous a été délivré par la Cie d’Ass Gles pour l’indemnisation des dégâts causés par un feu de cheminée. Je vous serai reconnaissant de vouloir bien faire le nécessaire pour l’encaisser…..(je me souviens d’un feu à la cheminée des gardes -  j’étais là, c’était peut-être à la Noël 41 - Les pompiers locaux étaient assez inefficaces, et c’est un soldat Allemand qui s’est hissé à cheval sur le faîte, et a déversé par le haut de la cheminée les seaux d’eau que l’on lui faisait passer ? ainsi le feu s’est éteint)

 

 

Paris  (non daté, probablement juin 42)

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

Cher maître

………En ce qui concerne le bois, les wagons que nous avons demandé sont susceptibles d’arriver au Molay d’un jour à l’autre. Il faudrait donc que la gare du Molay, à laquelle nous avons renouvelé la demande de ces 2 wagons, ait des instructions pour vous prévenir directement de leur arrivée, afin que vous puissiez faire amener le bois aussitôt, faute de quoi nous risquons de voir les wagons nous échapper…..

 

 

Paris le 12 juillet 1942

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

…Nous avons appris par la SNCF que notre bois était en cours de chargement hier au Molay Littry.
Je vous envoie ci-joint l’autorisation de transport pour les 7 dernières tonnes qui a dû vous faire défaut.
Si vous ne m’avez pas encore envoyé les récépissés à l’expéditeur, voulez vous avoir l’obligeance de les envoyer de suite à Mr Bordy 11 av Mozart, qui s’occupera de la réception du bois s’il arrive après mon départ de Paris….

 

 

Paris le 22 décembre 1942

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

Cher maître

 

Nous voici arrivés à la fin de l’année, et il va falloir fixer le fermage de Mr Leterrier pour 1943.
Cet été, vous m’avez dit avoir suggéré à Mr Leterrier un fermage en nature basé sur le prix du beurre, seule façon de faire un bail à l’époque actuelle. Dans le cas contraire on ne peut fixer un fermage que pour 1 an.
Veuillez me dire si vous en avez reparlé avec Mr Leterrier, car il y a intérêt à ce que cette question soit réglée sans trop tarder.


….PS Nos pommes de terre viennent d’arriver ainsi que celles des Chedal, et nous vous en remercions bien vivement. Nous vous renvoyons les sacs de suite. Veuillez nous dire combien nous vous devons….

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le 13 janvier 1943

 

….

PS Ainsi que vous allez le savoir par Madame Chedal ; Monsieur Jean (le fermier de Papa à Longueville, qui nous fournissait souvent en beurre en quantités incroyables pour l’époque, et en plus au prix normal  de la taxe ! ) me remettra vendredi le colis convenu que je déposerai à Bayeux comme la dernière fois, et où vous pourrez le faire prendre à partir de samedi soir….

 

 

Paris le 30 janvier 1943

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

….PS  Lorsque nos gardes s’en iront le 15 février prochain, nous devrons leur payer le salaire correspondant aux jours de congé qu’ils n’ont pas pris, plus une indemnité de nourriture correspondant à ces mêmes jours. Pouvez vous me dire quel doit être le montant de cette indemnité journalière ?…

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le 2 février 1943

 

…Quant à vos gardes, ils ont droit à une indemnité compensatrice représentant les congés payés. Vous ne leur devez que 12 jours de gages et l’indemnité d’habitation. Il ne faut pas parler de nourriture, puis qu’ils se nourrissaient eux mêmes. La question est régie par une nouvelle loi du 31 juillet 1942 . Si Mme Cordelle est ennuyée, je serai à sa disposition pour mettre tout au point le 15 février.
A la campagne les congés portent sur 12 jours par an, à condition qu’il y ait un minimum de 4 mois de travail ; et dans les villes c’est 15 jours de congé…

PS ci-joint cartes de jardinage. Les inscriptions ont été prises chez Mr Charlot. (je crois que c’était l’épicier de Trévières) ;;

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le 12 mars 1943

 

…je vous adresse ci-inclus le bail consent à Mr Leterrier pour les 2 herbages de Vierville. Si ce bail a votre agrément, je le signerai dès que vous me l’aurez retourné.
J’ai pris la moyenne du prix du beurre en 1942 pour faire l’évaluation destinée à la perception du droit d’enregistrement, mais nous pouvons considérer comme certain que 182 kgs de beurre nous donneront en 1943, 8500F au minimum.
…..

 

Je tiens à la disposition de Mme Chedal et de Mme Cordelle, 200 à 300kgs de pommes de terre pour Vierville. Il sera peut-être bon de conserver ces pommes de terre pour la semence, en partie, car j’ai entendu dire par le grossiste chargé de nous fournir du plant de pommes de terre, qu’il est probable que les campagnes n’en auront pas, malgré les inscriptions régulières qui ont été faites – le renseignement va être précisé et j’espère que nous serons fixés définitivement à bref délai……

 

 

Paris le 18 mars 1943

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

…..Nous avons bien reçu votre lettre du 12 courant avec le bail pour Mr Leterrier. Nous avons bien noté que le fermage correspondrait annuellement à 182 kgs de beurre, soit 40 kgs à l’hectare. C’est moins que la quantité habituellement admise pour des terres d’aussi bonnes qualité que celles dont il s’agit, mais nous pensons bien que vous avez tenu compte de nos excellentes relations avec Monsieur Leterrier, et nous approuvons entièrement ce que vous avez convenu avec lui. Nous vous prions de signer le bail en notre nom.
Veuillez nous dire quelle est la taxe actuelle du beurre.

Nous vous remercions très vivement des 300kgs de pommes de terre que vous nous avez réservées, et que vous nous rendriez grand service en les faisant parvenir jusqu’à Vierville si cela vous est possible….

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le 24 mars 1943

 

….J’ai signé le bail fait à Mr Leterrier, en votre nom ainsi que vous m’y avez autorisé. Comme vous le dites très justement j’ai tenu compte de vos excellentes relations.

Le prix du beurre fermier est de 47,70F le kilog. Il est question de porter ce prix à 50F
Entendu pour les pommes de terre dont une partie est déjà arrivée à Vierville…

 

 

Paris le 14 janvier 1944

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

Cher maître

 

Je vous retourne le pouvoir que vous avez remis à ma femme.
Celle-ci a vu Mr Dubois qui voulait payer son fermage. Comme convenu, elle lui a dit d’aller vous voir. Je vous signale à ce sujet que le fermage de Dubois en 1939 était de 5000F : 4000 d’après le bail, plus 1000F payés en sus d’un commun accord avec Mme Hausermann. D’ailleurs au cours de la conversation, ma femme a demandé « Quel était votre fermage en 1939 ? «  Il a répondu « 5000F »

 

Pour ce qui est du principe de la révision du bail, sans que ma femme soit entrée en discussion avec lui, il apparaît que Mr Dubois n’y met pas beaucoup de bonne volonté. Il ne mettra peut être pas beaucoup d’empressement à aller vous voir ; nous serions bien aise cependant que vous le rencontriez dès que cela sera possible. Nous lui avons rappelé que la propriété restant indivise, votre intervention est indispensable pour la sauvegarde des intérêts de Mr Jean Hausermann. C’est la position que nous avons toujours adoptée.

En ce qui concerne les autres baux, je pense qu’il n’y aura pas de difficultés  et que vous pourrez  régler facilement la question dès que la réglementation que vous annoncez sera parue. Nous serions heureux que ces questions de fermage soient résolues dans un court délai…

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le  14 janvier 1944

 

…Je m’excuse bien vivement auprès de Mme Cordelle à laquelle j’aurais voulu faire une petite visite au début de cette semaine pendant son séjour à Vierville, mais ce jour là j’ai été très pris pour des choses peu agréables que ma charge de maire m’impose sans aucun plaisir. Je n’avais d’ailleurs rien à remettre à Madame Cordelle ; la saison d’hiver raréfie complètement ce produit et je crois qu’il faut attendre les beaux jours pour que nous puissions en retrouver un peu plus.

J’ai vu Edmond Jean. J’ai fait le réajustement de son bail sur le taux de 45kgs à l’hectare.  (des terres du marais)

J’ai vu également Blin auquel j’ai demandé 25kgs à l’hectare. (il s’agit des vignets) . Il reste encore à voir Mr Leterrier que j’espère rencontrer prochainement. De même Dubois, qui certainement ne vois rien de pressé à régler cette question.

Il est vrai qu’une nouvelle loi nous est annoncée pour modifier celle toute récente avec laquelle nous commençons à nous familiariser, ce qui n’est pas une petite besogne….

 

 

Paris le 18 janvier 1944

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

….j’ai bien reçu votre lettre du 14. En ce qui concerne le fermage de Longueville, si je comprends bien, il n’y a rien de changé puisque le bail était déjà de 45kgs à l’hectare, ce qui d’ailleurs était bien. Pour Blin la base de 25kgs à l’hectare donne un peu plus que le fermage actuel.

S’agit-il là d’accords entre les parties, ou bien est-ce le résultat du réajustement légal ? Quelles sont les bases de comparaison  avec lesquelles doivent être faits les réajustements prévus par la loi : prix du beurre en 1939 et en 1943 ? Une certaine latitude d’appréciation est elle laissée aux parties ?…

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le  3 février 1944

 

…J’ai bien reçu vos lettres des 14 et 18 janvier. Je n’ai pas encore vu Mr Dubois, mais il m’a promis de venir me voir très prochainement. J’estime quez la valeur locative de son herbage était de 1000F l’hectare en 1939.

En ce qui concerne Longueville, le prix du bail encours n’est pas à modifier puisqu’il s’agissait déjà d’une quantité de beurre à l’hectare,

 

A l’égard des vignets (location Blin) j’ai obtenu 25 kgs de beurre à l’hectare, soit pour l’ensemble 2ha 60 x 25 = 65 kgs.
Compte tenu de la retenue des pommes, ces terres avaient une valeur locative réelle au 1er septembre 1939, de 1300F  (100f la vergée) ce qui donne en beurre à 21,50 : 60Kg et nous avons 65kg.

Je sais que le prix du bail en cours 2750F conclu en sept 41, était élevé et le réajustement ne peut porter comme l’exige la loi, que sur la valeur locative réelle au 1er sept 1939, tous baux conclu postérieurement étant susceptibles de révision en plus ou en moins. Nous trouvons presque toujours des augmentations, mais il arrive quelque fois d’imposer des diminutions. Les parties ont toutes  latitudes pour apprécier et convenir des réajustements à opérer, mais la base légale est comme je l’ai prise ci dessus, la valeur réelle au 1er sept 1939, représentant à ce moment pour la moitié, des kgs de beurre à 21,50F et pour l’autre moitié, des kgs de viande à 6F, poids net, lorsqu’il s’agit d’herbages. Pour les labours, c’est une même évaluation en quintaux de blé sur la base de 191,50 le quintal.
Pour votre fermier Blin, il aurait fallu régulièrement prendre moitié beurre et moitié viande, mais il est plus avantageux pour vous de prendre tout en beurre, car la viande a un peu plus que doublé, tandis que le beurre à augmenté d’une fois ½.

Il reste Mr Leterrier pour lequel le bail récent, conclu il y a 1 an, spécifie 182 kgs soit 40 kg de beurre à l’hectare.
Je pense qu’il est dans vos intentions de ne pas modifier ce bail . Mr Leterrier attend votre réponse pour payer le terme de Noël. ….

 


Paris le 28 février 1944

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières (ci-joint une note sur le calcul des fermages)

 

…A ce propos, j’ai constaté que le fermage de Longueville était plus élevé que celui du 1er trimestre ; la taxe du beurre a-t-elle été augmentée, et à quel taux est-il actuellement ?

Au sujet des herbages de Vierville, nous avons besoin de votre avis sur la question suivante : l’herbage situé de l’autre côté de la route et qui est loué à Mr Dubois a été clôturé dans sa presque totalité par les autorités occupantes avec l’intention d’y circuler (en fait il s’agissait surtout de le miner). Sur une superficie totale d’environ 7ha 65a, nous n’avons plus la jouissance que de 90 ares. 2 questions se posent :

 

1er  Indemnité à demander  Comment faut-il la présenter ? Mr Chedal-Anglay en a parlé à Mr Leterrier, et nous pensons écrire au préfet par l’intermédiaire du maire de Vierville, en demandant une indemnité correspondant au préjudice. Devons nous dans cette lettre évaluer le préjudice ? Je pense que oui et dans ce cas comment faut-il faire ? Faut-il calculer d’après le fermage réellement payé au prorata de la surface dont nous ne disposons plus, ou bien y a-t-il un barème officiel ? Il faut donc que nous connaissions les conditions de location faites en définitive à Mr Dubois et acceptées par lui ; vous l’avez probablement vu et cela doit être réglé maintenant.

 

Ces questions d’occupation d’herbages ont déjà dû se présenter et nous vous remercions des renseignements que vous pourrez nous donner à ce sujet.

 

2° Que devient la location à Mr Dubois ? Continue-t-il à louer ce qui reste et à quelles conditions ?…….

 

 

Paris le 13 mars 1944

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

…Je m’excuse de vous importuner encore avec le règlement des fermages de 1943, mais en raison de l’évacuation de notre propriété de Vierville sur Mer et du transport à Paris d’une partie du mobilier, nous avons dû faire face, Mr Chedal et moi, a de très gros frais, et nous serions heureux de recevoir le relevé des fermages de la fin de l’année, ainsi que des frais divers que vous avez eu en 1943. Le solde pourrait ainsi nous être envoyé…..

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le  13 mars 1944

 

…je vous écrirai sous peu pour Dubois qui refuse de me rencontrer jusqu’à ce jour…

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le  25 mars 1944

 

….les difficultés vont sans cesse en augmentant et il nous faut y faire face dans toute la mesure de nos moyens, ce qui n’est pas toujours facile.

 

Vous remarquerez que Dubois n’a versé qu’un acompte, ou tout au moins, j’ai accepté son versement sous cette forme. Je continue mes discussions avec lui en respectant les instructions que vous m’avez données, et qui correspondent en tout point à ma manière de voir.

Pour les indemnités d’occupation, les fermiers en feront leur affaire, c’est à dire qu’ils devront continuer de payer leurs fermages en vertu de leurs baux, pour faire leur profit des indemnités qu’ils toucheront.

Je vous écrirai plus longuement quand l’affaire sera mise au point avec Dubois…

 

 

Paris le 29 mars 1944

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

….J’espère que vous finirez par vous entendre avec Mr Dubois ; si vous aviez une opinion différente de la nôtre sur cette question, n’hésitez pas à nous le dire.

 

Au sujet de la constitution de notre dossier de réquisition du château de Vierville, le Contrôleur de l’Enregistrement de Bayeux a écrit pour demander quel était notre titre de propriété….

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le  30 mars 1944

 

….J’ai vu Mr Dubois très sérieusement avant hier mardi. J’ai réussi, je crois, à lui faire comprendre qu’il avait tort de persévérer dans son attitude hostile et même impolie. Il m’a promis de réfléchir et de venir me voir à l’Etude.
Je vous tiendrai au courant.
Je verrai en même temps à sauvegarder tous vos droits dans l’avenir en apportant la modification nécessaire aux 2 baux Dubois et Blin dont le fermage  était libellé en argent .

Pour Mr Leterrier, la question se pose différemment, mais je ferai le nécessaire également dès que l’occasion s’en présentera.

En allant à Vierville, mardi, à la vente Houyvet, j’ai vu qu’on remuait beaucoup de terre dans votre propriété et j’en ai éprouvé de la peine. Si encore tout cela pouvait s’arrêter au point où nous en sommes.

C’est entendu avec le Contrôleur de l’Enregistrement, je lui donnerai tous les renseignements qu’il voudra pour l’établissement de votre dossier. L’acte de notoriété que j’ai dressé après le décès de Mme Hausermann est la pièce légale qui établisse vos droits.

 

….PS Le prix des fermages de Noël a été calculé à raison de 51,25 le kilo de beurre, cours moyen du semestre. La loi prévoit le cours du jour de l’échéance soit 56F, mais les commentaires de la loi laissent entendre que c’est le cours moyen qu’il faut prendre comme base, et qu’un additif à la loi en décidera ainsi à bref délai. Pour ne pas avoir de restitution à faire lors du prochain terme (24 juin 1944) j’ai cru bien faire en prenant le cours moyen.

 

 

 

Paris ,  19 avril 1944

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

…..Au sujet de la réquisition de notre propriété de Vierville, nous avons à envoyer aux services de la Préfecture à Caen, un imprimé où nous devons répondre à de nombreuses questions et indique l’indemnité que nous réclamons.
Mon beau-frère m’a communiqué les renseignements que vous lui avez donné à ce sujet, mais il reste encore bien des points obscurs, et en particulier nous sommes assez indécis sur le montant que l’on peut raisonnablement réclamer. Le chiffre que vous avez indiqué pour une propriété voisine est fort intéressant mais, mais paraît très élevé, n’y a-t-il pas eu là une circonstance particulière qui a permis de la justifier ? Les renseignements que nous avons eu, d’autres départements il est vrai, sont moins encourageants.

 

Je crois qu’il est nécessaire que je vous voie afin de mettre cela au point, et j’étais sur le point d’aller à Trévières et revenir dans la même journée, un dimanche probablement. Mais j’ai appris que vous alliez passer à Paris la semaine prochaine….

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le  29 avril 1944

 

…J’ai bien reçu votre lettre du 19 courant, et depuis ce jour il était toujours question que je parte à Paris, mais plusieurs circonstances font que mon voyage est retardé, et je ne pourrai pas vous fixer de rendez-vous prochain à Paris comme j’aurais voulu le faire.

Depuis que vous m’avez écrit, des trains ont été supprimés, et actuellement il n’y a qu’un train venant de Paris, celui du matin, qui doit arriver à Bayeux vers 1heure, et un seul pour repartir à 15h30, départ Bayeux.
Je me rendrai très volontiers à la gare de Bayeux le jour de votre venue, mais le retard considérable qui existe journellement, empêchera la réalisation de vos projets, c’est à dire aller et retour dans la même journée.

L’insécurité des voyages, et les aléas des horaires de trains feront peut-être que vous vous déciderez à changer vos projets, si surtout la question peut être résolue par lettre.
Bien entendu je suis à votre entière disposition.


Nous pourrions essayer de nous mettre d’accord sur le questionnaire à remplir et pour cela posez moi toutes les questions qui vous sont nécessaires sur ce plan là. J’y répondrai et il n’y aurait, il me semble, qu’en cas de nécessité absolue, qu’un déplacement ultérieur s’imposerait.
De même il n’y a pas de délai de rigueur pour le dépôt de votre dossier ; le seul intérêt réside dans le versement de vos indemnités mensuelles le plus vite possible…..

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le  28 décembre  1944     (après la libération de la Normandie et de Paris)

 

…Je vous remercie de votre envoi de la batterie de 6 volts que Maurice (le fils de Me Pommier) m’a remise à son arrivée. Je porte à votre compte particulier, la somme de 450F pour en solder le montant.
Quant à celle de Mr Desjardins, je la lui remettrai dès que j’aurai l’occasion d’aller à Bayeux. Je suis déjà passé 2 fois chez lui pour lui demander des nouvelles du travail qu’il doit faire au château de Vierville, mais je ne l’ai pas rencontré.
Je suis allé à Vierville jeudi dernier. La plage et le pays sont bien déserts (les derniers Américains sont partis depuis la mi-décembre). Tout ce qui a été fait est resté bien entendu, et apparaît aujourd’hui dans le plus grand dénuement.

Les lois ordonnant des décrets de toute sorte  commencent à sortir, et la question des dommages et réquisitions se précise. Je sais que Mr Leterrier a obtenu de Mr Bouland, expert à Isigny, qu’il visite toute la commune de Vierville pour mettre toute chose au point. – soyez donc sans inquiétude, tout ce qui vous intéresse sera fait.

Je n’ai pas encore vu personne pour le terme de Noël, et de plus, Dubois est toujours resté au même point. Faut-il l’appeler en justice pour en terminer ?

Pour Messieurs Leterrier et Blin, il n’y aura pas de difficultés.

Il est à l’étude actuellement, la composition d’une commission communale qui comprendra 4 membres sous la présidence du Maire, pour fixer dans le fermage des biens loués, la quote-part à la charge du fermier, qui devra être payée de suite, et le complément à la charge de l’Etat et qui devra être versée au propriétaire par le fermier lorsqu’il l’encaissera – cette quote part devant comprendre pour le fermier une indemnité personnelle pour son exploitation.

Le principe reste celui que vous connaissez, c’est que le fermier devra payer tôt ou tard la totalité de son fermage. Mais évidemment c’est là un travail qui ne sera pas fait demain matin.   

 

Note manuscrite de Jean Cordelle : Faut-il encore renouveler la demande d’indemnité d’occupation allemande pour Vierville ?

 

 

Paris ,  12 avril 1945

 

Jean Cordelle à Me Pommier   notaire à Trévières

 

….je voulais vous dire qu’ayant vu Mr Dubois postérieurement, ce dernier m’a manifesté le désir de garder en location la partie (très faible)  encore utilisable de l’herbage qui fait l’objet de son bail.
Nous n’y voyons pas d’inconvénient. Par conséquent le bail pour l’ensemble terminé à Noël dernier n’est pas renouvelé pour l’instant. Mais Mr Dubois garde la faible partie utilisable. Est-il nécessaire de  faire un bail pour cela ?….

 

 

Me Pommier à Monsieur Cordelle    27 av de Lamballe  Paris XVI  

Trévières  le 17 mai 1945

 

…Par ailleurs je m’occupe de mettre au point les accords à obtenir avec vos fermiers pour que nous puissions régler ce qui est en cours et que je n’ai pas perdu de vue.

A mon prochain voyage à Paris je vous ferai une visite. Je n’y suis resté que peu de temps la semaine dernière, devant être de retour à Trévières pour les évènements heureux que nous avons célébrés….(la capitulation Allemande le 8 mai 45)

 

 

 

Quelques éléments sur les dépenses et recettes Vierville depuis le décès de Nany jusqu’au partage définitif

 

Recettes indemnités suite à la guerre  du 17-2-41 au 17-10-46

 

 

6 mai 41       reçu du Percepteur  indemnité de logement de troupes, août et sept 40                                1320F

6 juin 41       reçu du Percepteur   indemnité de cantonnement oct à déc 40                                               767F

22 juillet 41   reçu du Percepteur  indemnité de logement de troupes, janvier 41                                          248F

14 nov 41      reçu du Percepteur  indemnité de logement de troupes, février à avril 41                                1246F

1942                                          indemnité de logement de troupes                                                        2497F

1945            acompte occupation US                                                                                                   13000F

1946            Indemnité dommages Brixard et Fossé Gras                                                                    247704F

                   Indemnité dommages  Vignets                                                                                          46300F

                   Indemnité locative occupation allemande                                                                              9500F

                   Acompte sur indemnité dommages château et bois                                                           200000F

                   Remboursement frais de déménagement                                                                            19000F

                   Indemnité d’occupation restant à encaisser au 17-10-46 :  760000F (évalué pour le partage notarial)

 

 

Recettes d’exploitation de la propriété du 17-2-41 au 17-10-46

 

 

Fermages    41      11120F   (dont 1820 Blin et Pohier)                  + foin Blin avril 41      3000F    + fagots 380           

42          17750F   (dont 8000 Leterrier, 2750 Blin)          + foin                       5200F 

43          20345F                                                         + foin et pommes      5900F

44          14036F

45          21605F       

46            3506F                                                         + pommes               6100F

                                            soit au total 88362F de fermages et environ 20000F de recettes diverse

                                                

 

Dépenses  d’exploitation de la propriété du 17-2-41 au 17-10-46

 

                 Gardes et journaliers                         65709F

                 Marthe                                          109728F

                 Impôts foncier Vierville                     38977F

                 Assurance incendie Vierville             45040F

                 Entretien                                        17785F

                 Toiture                                             8219F

                 Achat electro-pompe                         4235F

                 Construction pièce maison garde       8604F

                 Dépenses jardin                             19810F

                 Outillage                                         6364F

                 Divers                                           26652F

                                            Soit                                    351123F

 

 

Rappel des valeurs approximatives des francs de l’époque

 

1 franc 1939  vaut     0,406 euro       l’inflation a été de 7%

1 franc 1940  vaut     0,345 euro       l’inflation a été de 17,75%

1 franc 1941  vaut     0,293 euro       l’inflation a été de 17,46%

1 franc 1942  vaut     0,244 euro       l’inflation a été de 20,27%

1 franc 1943  vaut     0,196 euro       l’inflation a été de 24,16%

1 franc 1944  vaut     0,161 euro       l’inflation a été de 22,17%

1 franc 1945  vaut     0,108 euro       l’inflation a été de 48,51%

1 franc 1946  vaut     0,071 euro       l’inflation a été de 52,63%

1 franc  1947 vaut     0,0476 euro     l’inflation a été de 49,17%

1 franc 1948  vaut     0,0300 euro     l’inflation a été de 58,71%

1 franc 1949  vaut     0,0265 euro     l’inflation a été de 13,18%

 

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