Postérité
GAVEAU – SEGUIN
344 - (éléments réunis par François Picard-Destelan,
arrière petit fils de Louise Hammer)
Thérèse Athalie GAVEAU, née en 1800, morte en 1876, a
épousé à Paris le 27 janvier 1827, Antoine SEGUIN, né vers 1799,
mort en 1871, qui habitait alors 12 rue Saintonge à Paris, estampeur
et fabricant de clous au 20 rue du Bon Puits Saint Victor à Paris. Les
témoins à leur mariage étaient Jean Baptiste POTTIN et Charles ROGER.
De leur
union sont nés 2 filles Jeanne et Thérèse:
·
Jeanne Céline SEGUIN, blanchisseuse, demeurant 16 rue Traversine
à Paris, où elle est morte le 3 juin 1858. Elle a épousé Wilhem
Hammer, émigré d’origine allemande, à la mairie
du 12ème arrondissement
à Paris :
« L'an mil huit cent cinquante
cinq, le vingt sept janvier, à la Mairie du 12éme arrondissement de Paris, acte de mariage
de Guillaume
HAMMER, fabricant de portefeuille, demeurant rue Rambuteau, numéro 57,
fils de Charles HAMMER et de Louise VERDRIESZ, tous deux décédés, et
de Jeanne Céline SEGUIN, blanchisseuse, demeurant rue Traversine, numéro 16, fille d'Antoine SEGUIN
et de Thérèse Athalie GAVOT, son épouse. »,
puis en l'église Saint Nicolas du Chardonnet, le 27 janvier 1855, Guillaume
HAMMER, fabricant de portefeuille au 57 rue Rambuteau à Paris.
Le couple s'est installé à cette dernière adresse, un bel immeuble du 18ème
siècle, de quatre étages, avec un grand porche qui permettait à une voiture
attelée d'accéder à une cour régulièrement pavée d'environ 180 m2,
dans un appartement juste au dessus du magasin de fabrication de portefeuille
qui occupait la moitié du côté droit de la cour pavée de cet immeuble que
François Picard-Destelan pu voir avant sa
démolition, l'année de la construction du centre Pompidou. Le magasin se voyait encore avec ses
grandes baies vitrées, une vieille devanture en bois mouluré peint en
vert, surmonté d'une frise
où l'on pouvait encore lire en lettres majuscules droites peintes en
jaune, « Fabricant de Portefeuille ». Sur la cour s'ouvrait de chaque
côté une porte s'ouvrant sur un escalier en chêne avec une élégante
rampe en fer forgée
peinte en noir, sur laquelle devait courir une rampe en bois qui n'existait
plus et des marches spacieuses, environ deux mètres de largeur sur quarante
centimètres de profondeur permettait d'accéder aux étages. Les fenêtres
à espagnolettes, grandes et larges, typiques de l'époque, également réparties
sur chaque façade donnaient à l'ensemble une ordonnance majestueuse, quoique
l'immeuble fut en piteux état ; plus personne n'habitait là, l'immeuble étant
promis à une prochaine destruction. Les plafonds étaient à environ trois
mètres cinquante des planchers, les pièces grandes et spacieuses à l'origine,
avaient été divisées avec des cloisons de faible qualité de sorte que
certaines pièces de petites tailles étaient pourvues de cheminées trop
grandes, tandis que les autres en étaient dépourvues. Il n'y avait apparemment
pas de toilettes et le seul point d'eau de chaque appartement était
constitué par un grand bac en grés scellé dans le mur.
Jeanne Céline SEGUIN et Guillaume HAMMER se sont donc installés
dans cet immeuble
et ont eu une fille Louise qui y est née le 27 octobre 1855. Guillaume
HAMMER est mort quelques
mois plus tard en 1857.
Il est probable que
Jeanne Céline a confié alors leur enfant à ses parents et a repris son métier de blanchisseuse,
mais elle est morte à son tour le 3 juin 1858 ; Louise a alors été recueillie par sa tante Madame
ADAM, qui l’a fait entrer
à l'orphelinat de Port Royal. C'est là qu'elle a été élevée et a eu
pour condisciple et amie Louise RICHARD,
morte en couches à Brest en 1875 qui
fut la première épouse de Ernest PICARD-DESTELAN,
lequel a ensuite épousé Louise Hammer en seconde
noces.
· Thérèse Athalie SEGUIN, (morte en 1910), a épousé le 21 avril 1851 Pierre François ADAM, estampeur et fabricant de clous au 20 rue du Bon Puits Saint-Victor à Paris (fils de Pierre François ADAM et de Marie Françoise BOITIAS), dont elle a eu :
a) Geneviève Charlotte ADAM, morte en 1896
b)Louis ADAM, mort en 1917, qui a eu de son mariage avec ?
Albert ADAM, marchand de couleurs, 11 boulevard Alexandre Quinet à Paris (14éme) qui a épousé en 1923 Geneviève BREFFORD, cousine des ROULLIER. Ils ont eu 3 enfants :
Antoinette ADAM, née en 1924
Jean ADAM, né en 1927, marié en 1956 à Monique VUIBERT
Edouard ADAM, né en 1931
c)Georges ADAM, né en 1858, mort en 1930