Suzanne  et Maurice ROUGIER ,
parents de Claude


Après 1944, Bourg, Sceaux, Versailles au 6 rue Hardy, puis au 53 rue Maréchal Foch
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Souvenirs de Claude:

"Et après la drôle de guerre (1939-40), ce fut alors une drôle d'armée, dite d'armistice. Elle résidait en zone libre - une ligne de démarcation indiquait l'avancée allemande et partageait en deux la France dans le sens Est-Ouest. Une garnison s'installa à Bourg-en-Bresse (Grand-Père y a été promu Lieutenant-Colonel en 1942). Nous y sommes restés de 1940 à 1945.

Lors du débarquement des Américains en Afrique du Nord  (7-11-42), l'armée d'armistice fut faite prisonnière prête à partir dans des trains préparés (11-11-42 ). Après 4 jours de négociations, le Maréchal Pétain obtint leur libération. Ce fut alors plus que jamais une drôle d'armée dont les officiers étaient relégués dans des rôles secondaires (service social etc.).

La Libération (septembre 44) n'accepta pas ces militaires qui n'avaient pas été du côté des gagnants. Bien que très heureux d'avoir été rappelé (début mars 45) par le Maréchal de Lattre de Tassigny - qui était de la même promotion de l'école de guerre - pour terminer la libération de la France (Strasbourg, puis l'Allemagne) comme officier de liaison puis organisateur d'un camp regroupant des déportés de toutes nationalités, enfin en occupation à Rockenhausen dans le Palatinat (où nous avons passé des vacances en -printemps- 46), il fut dégagé de l'armée (automne 46) lors de la Commission d'Epuration menée par les "résistants".

Nous avions 16 et 17 ans et à 52 ans, après une année de chômage (année scolaire 46-47) où nous avons vécu à Sceaux, hébergés par ma grand-mère maternelle, il prit un autre métier, parce qu'à cette situation était lié un logement, et que la vie était très difficile à cette époque de pénurie et de restriction, comme intendant ou plutôt "économe" à l'école Nationale d'Horticulture (6 rue Hardy à Versailles), à l'emplacement de l'ancien potager du Roi, de La Quintinie. Il n'était pas fait pour cela. Il s'y ennuya beaucoup et fut heureux de prendre sa retraite (1958) à Versailles, installé 53 rue du Mar. Foch.  Ses deux filles étaient mariées.

Mes parents voyagèrent, reprirent Dampierre (jusqu'alors en indivision entre Marguerite MAILLET et sa sur Jeanne THIRION) avec Tandrée et ils organisèrent cette vieille maison familiale.

Votre grand-père mourut d'un cancer à 82 ans, dont il était habité depuis de nombreuses années sans que les médecins l'ait diagnostiqué. Il s'éteignit en 15 jours dans la paix, mais aussi dans la souffrance, à l'hôpital de Chalons s/Marne. Il est enterré avec la lignée des Champenois au cimetière de Dampierre-le-Château le 25 Juin 1974."""



Carte de visite


Granie vers 1951


Granie vers 1955


Granie vers 1962

 

 

 

 


Une carte de Grannie à Tandrée


Une carte de Grannie à Maman, écrivant au nom de leur petit fils commun Frédéric, vers 1957 ou 58


Le passeport de Granie qui a été visiter la Grèce avec Grand Père en septembre 1966


Carte universitaire de Granie, vers 1970 ou 80




Granie, vers 1970


vers 1970, à Dampierre




Odile Gauvin et ses frères, des amis des Rougier

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