(détails) Emile Charpentier

(détails) Vers 1870


De gauche à droite, la maison construite par les Charpentier, le porte-rue, la "chambre à four"  et la ferme Michel voisine.


(détails) la voiture d'infirme d'Emile Charpentier


Ci-dessous, dernière lettre d'Emile Charpentier à ses enfants, le 29 nov. 1916, voir la transcription



(détails) A Dampierre, 2 amies, Emile Charpentier, Marguerite et Sidonie Charpentier

Emile CHARPENTIER,
né en 1835, décédé le 17-6-1917, 
à 82 ans

    Arrière grand-père de Claude

 

Souvenirs de Marguerite Charpentier-Maillet, sa fille:

"Mon père était né à Chaumont-sur-Aire (Meuse) en 1835. Après des études terminées au lycée de Bar-le-Duc, il a passé des années comme clerc de notaire et s'est fixé à Epense à 30 ans (notaire en 1865). Il se fatiguait, étant très mal secondé (il refaisait la nuit le travail de son clerc) et il a quitté encore jeune, ayant bien réussi."
"Mon père, Emile Charpentier a été notaire à Epense et marié à Sidonie Person de Dampierre. Ils ont eu 2 enfants qu'ils ont perdus, l'un à 15 jours, l'autre à 6 mois, ensuite ma soeur et moi. Il a quitté son étude en 1876 et il est venu à Dampierre où mes grands-parents (Person) habitaient encore la ferme (celle dite du château). On a fait bâtir la maison (l'actuelle maison de Dampierre) et le clos appartenait à mon grand-père qui avait loué sa ferme depuis 1866. Mes parents ont organisé peu à peu le jardin et la propriété telle qu'elle est maintenant, acheté le pré du Moulin (de l'autre côté de la rivière dite le Petit Rouyat).
Mon père, retiré très jeune à 41 ans après 11 ans de notariat, s'occupait beaucoup de son jardin par des plantations variées.
Il s'est aussi beaucoup (pendant plusieurs années) occupé d'un pré à Balcycourt près de Verdun, qu'il a beaucoup amélioré.
Maire de Dampierre pendant une douzaine d'années, c'est lui qui a fait installer la poste au village.
(Il était) administrateur de Chatel-Guyon (ville d'eaux thermales), pour quoi il s'est passionné.

Il était resté très actif malgré ses 79 ans quand la guerre a éclaté. L'exode que nous avons fait ensemble l'a beaucoup fatigué et il a eu une première attaque de paralysie à Dornecy où nous étions réfugiés. Il a pu revenir quelques mois après, accompagné par un homme du pays, et il s'est éteint le 17 juin 1917 à Dampierre
. La guerre qui empêchait de circuler ne nous a pas permis d'aller à son enterrement."


Claude raconte:

"Il faisait aussi des ventes (il a acheté la commode de Tandrée, 17 rue de Sèvres,dont Annie de la Villeguérin a hérité,  … et aussi le service à thé or chinois chez Grannie ) et il était très fatigué. Ils ont hésité à se retirer à Chalons ou à Dampierre… Sidonie, pour pouvoir s'occuper de ses parents qui avaient la ferme du château et, vieillissant, l'avaient louée, avec Emile, ont acheté la petite maison à côté de l'ancienne ferme MICHEL et ont fait construire la maison actuelle qu'ils habitèrent en 1879 (quand il fit -27°C !). Il faisait tellement froid que  tous couchaient dans le bureau.
              
Emile ne s'entendant pas avec l'architecte a construit la maison avec des ouvriers entrepreneurs. Il aimait le solide. La maison est faite avec des carreaux de terre (pris sur la butte et séchés au soleil) , le bois était dressé debout…Il allait le chercher dans l'Argonne avec le père de Jeanne MICHEL.
Sur les photos, le visage est tourmenté. Il est devenu (pendant 12 ans) maire de Dampierre et s'ennuyait. Il fit installer la Poste à Dampierre.
Il a fait beaucoup de travaux agricoles en plus de la routine villageoise. Il a pris les prés derrière le jardin, a mis des drains pour en faire une bonne prairie (très rares en Champagne). Il y eut des discussions à propos des  rivières  - Le père Auguste, grand-père de Madame BOIVIN et propriétaire du moulin - De procès en procès, il a été à la Cour d'Appel de Paris et a gagné son procès.
En descendant les escaliers de la Cour, il a glissé et a été hospitalisé. Ce repos forcé l'a guéri définitivement des crises de rhumatismes qui le rendait impotent et le faisait aller à la Mairie en petite voiture d'infirme (elle se trouve dans le grenier à Dampierre)"


Il était aussi administrateur de Chatelguyon (eaux thermales) ville dont il était passionné.


(détails) 1911, enfants à Chatelguyon


(détails) 1911, Chatelguyon, Suzanne, une amie et Vonnette


(détails) Emile Charpentier (2ème assis en bas à gauche) à Chatelguyon


(détails) Sidonie Charpentier, Suzanne et Vonnette à Chatelguyon en 1911

Claude:
" Pendant la guerre de 1914, grâce à ses 2 voitures à cheval, il put amener la première à Chalons où se trouvait sa fille Marguerite, Georges, les 5 enfants et une domestique qui avaient fui Reims, ensuite revenir à pied à Dampierre d'où il partit avec sa femme Sidonie avec la deuxième voiture jusqu'à Chalons. Tous s'y retrouvèrent et partirent en "émigration" à Dornecy ( Nièvre). le grand père est mort en 1917 épuisé par les soucis"

Les enfants des Charpentier-Person:

                1 -   Jeanne, née et décédée à Epense, vers 1870
                2 -   Marie, née en 1871 et décédée en 1872, à Epense

                3 -   Marguerite, 1873-1959,  "tante Nitte", "bonne-maman de Sceaux",  grand-mère de Claude, née à Epense le 4 mai 1873

                4 -   Jeanne, 1875-1954,  "tante Notte"

Jeanne était passionnée de photographie, on lui doit de nombreuses photos de sa famille et de ses neveux, vers 1895-1913.  Les plaques négatives sur verre sont actuellement à Vierville
Elle s'est mariée à Louis THIRION (+1926) qui travaillait à la Société Anonyme des Matières Colorantes et Produits Chimiques de Saint-Denis, et qui était Champenois lui aussi.

Nombreuses photos d'Emile Charpentier


(détails) Emile Charpentier ci dessus en 1890
Ci dessous en 1892

(détails)

 

 

 

 

 

 

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(détails) JCT009, octobre 1899


Emile Charpentier, devant le porte-rue de Dampierre


(détails)


Emile Charpentier 1863


(détails)