(détails) Augustin MAILLET


(détails) Le bronze d'Augustin MAILLET , à Dampierre, un second exemplaire devrait se trouver à Reims (à la mairie ou à l'Académie??)


(détails) Au 23 rue Boulard, les Maillet-Valser, les Maillet-Charpentier et le sculpteur du buste d'Augustin Maillet, en mai 1900, on aperçoit le buste par la porte de la maison donnant sur le jardin. Le jour où l'on a terminé le buste d'Augustin Maillet par Chavaillaud (voir la mention manuscrite de Grannie)
de g à d, debout: AugustinM., le sculpteur Chavaillaud, Georges Maillet
assises: Mme Maillet-Valser et Marguerite Maillet

détails

(détails) Le buste dans l'atelier du sculpteur





Augustin MAILLET-VALSER


carte de la Société des Artistes et du Salon des Artistes 1897


carte de 1896, Salon des Artistes

Augustin MAILLET, 
né le 18-9-1828 à Sommesous,+ le 18-1-1913 à Reims,
à 85 ans
marié à Fanny Valser en 1856

   Arrière grand-père de Claude

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Augustin MAILLET est né à Sommesous le 18 septembre 1828, fils d’un cultivateur, ancien gendarme, Simon MAILLET (de l’Indre) et de Sophie CHATILLON, de Sommesous.
Il était l’aîné  de 2 enfants.

Sa belle-fille Marguerite MAILLET (grand-mère de Claude) raconte :
«Après avoir été à l’école d’Haussimont  dont le curé était son parrain, il quitta Sommesous vers (1844) 16 ans (il avait des goût précoces pour le dessin) pour venir comme apprenti à l’imprimerie Barbat à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne)Il y a très bien travaillé et il est devenu un bon graveur. Il a collaboré à la réalisation des lithographies de l'histoire de Châlons, parue en 1855. Voir ses lithographies.
Tout en acquérant sa valeur professionnelle, il développa son instruction et suivit des cours municipaux de dessin. Quand il se maria en 1856 (le 23 juin) avec Fanny VALSER, il devait s’associer avec le fils Barbat pour reprendre l’imprimerie. Ce projet ayant échoué, il partit à Paris vers 1860 où il se perfectionna 2 ans dans la gravure et la décoration. 
Il revint à Reims en 1862 où, (après des débuts difficiles à Paris), il fonda la lithographie MAILLET-VALSER, 17, rue de Talleyrand. Elle était spécialisée dans les étiquettes des vins de Champagne. Les affaires prirent  rapidement une grande extension et il put se retirer en 1877 dans la maison qu’il avait fait construire 23, rue Boulard.

La lithographie Maillet-Valser a disparu, le batiment ayant fait place à une rue. Le successseur a été l'imprimerie Debar.

Tout en s’occupant de peinture, il devint conseiller  municipal, puis 1er adjoint au Maire (le maire s'appelait Mr Henrot) (en 1884 puis pendant 12 ans), chargé de la voirie, conseiller général du 1er canton, administrateur des Hospices, Président de la Société des Amis des Arts de Reims, membre de l’Académie de Reims, de la Société des Artistes Français, etc… Il fut fait successivement officier d’académie puis d’instruction publique et reçut la croix de la Légion d’Honneur des mains du Président CARNOT à l’Hôtel de Ville de Reims en 1892.

Jusqu’à sa mort, survenue brusquement le 18 janvier 1913, il s’occupa de peinture, n’ayant gardé comme fonction publique que la place d’administrateur du lycée et celle de président de l’école des Arts Industriels dont il était le fondateur
(elle donnait de bons ouvriers dans toutes les branches, elle est devenue l'Ecole Régionale des Beaux-Arts).

Il avait eu 6 enfants :

                     -   Louise, épouse Léonce BOTZ, décédée en couches en 1880, à la naissance de leur fille Marie BOTZ
                     -  Marie, décédée à Compertrix (près de Châlons) à 18 mois
                     -  Georges, père de Granie ou Suzanne Maillet-Rougier)
                     -  Henri, marié à Jeanne Salleron, qui ont une importante descendance en Champagne
                     - Jeanne, épouse CAMUSET, décédée en 1893,
                     -
André, marié à Clotilde

Après un travail acharné au début de sa vie, il a bien joui de sa fortune et de sa belle maison. Ils voyageaient tous les ans, Italie, Espagne, Suisse, et il est mort en quelques heures le 18 janvier 1913 à l’âge de 85 ans. (voir le faire-part de décès ci-après)

Les journaux de l'epoque ont longuement rendu compte de ses obséques, voir photos ci-après.
          
Suzanne ROUGIER, sa petite-fille, se souvient aussi  que le couple MAILLET-VALSER, lorsqu’il est parti à Paris en 1860, espérait une situation meilleure que celle de graveur-associé chez Barbat. Il n’en a rien été. Ils y ont dépensé les 20.000 francs-or de la dot de Fanny (400.000f. d’aujourd’hui), et Suzanne a retrouvé sur une lettre d’Augustin MAILLET:  «Nous attendions un 3ème enfant et tu vois d’ici la tête de mes beaux-parents».
La réussite a été complète après leur arrivée à Reims et la fondation d’une maison d’éditions à leur  nom. L’essor du vin de Champagne a apporté la prospérité à Reims et la fortune aux MAILLET-VALSER.

Suzanne ROUGIER se souvient aussi que pendant la guerre de 1870, ils sont partis en Belgique.

A Reims, ils ont habité d’abord rue de Talleyrand, (rue devenue depuis un cinéma), puis ont fait construire en 1875 la grande maison  23, rue Boulard, vendue vers 1920, et actuellement propriété de l’Université. Un plafond peint dans le bureau (1ère pièce à droite en entrant par le vestibule) a subsisté longtemps. Cette maison porte encore le monogramme MV au dessus de la porte cochère, et une pierre portant la mention "Cette pierre a été posée par Georges et Henri Maillet le 10 juillet 1875". La maison a été achevée en 1877.

Le grand passe-temps d’Augustin  était la peinture, il nous a laissé de nombreuses toiles, dans le goût de l’époque. (voir la page 4312 et aussi le portrait de Georges MAILLET enfant, grand-père de Claude, dans la chambre de Tandrée à Dampierre). Au musée Saint-Denis à Reims, il y a quelques peintures Maillet-Valser, notamment "Pont en Royans, Dauphiné" 1904, "Maison de Garde en forêt de Trois-Fontaines" 1903.
Son buste de bronze a été réalisé par Chavaillaud  et un exemplaire se trouve à Dampierre, (un autre à Reims, à l'Ecole des Beaux-Arts puis, lors de sa rénovation, transporté en principe à la mairie, mais où?).



le 23 rue Boulard, résidence des Maillet-Valser, maintenant propriété de l'Université de Reims,
prise en 2000, avec Gaëlle et Tandrée. La porte est surmontée du monogramme "MV" dessiné par Augustin Maillet. Une pierre porte la mention: "Cette pierre a été posée par Georges et Henri Maillet le - Juillet 1875"


(détails) caricature d'Augustin Maillet-Valser, vers 1890


détails Mr Julien, un ami des Maillet-Valser


11 février, don de madame veuve Maillet-Valser aux oeuvres de la ville

 

 

 

 

 

 


  La maison après la guerre de 1914 et les bombardements Allemands, la maison avait reçu 3 obus.


Le menu des Noces d'Or des Maillet-Valser, le 23 juin 1906

En 1896, à l'occasion d'une élection municipale, Augustin Maillet a démissionné de ses fonctions de 1er adjoint au maire. Voici 2 articles de presse à ce sujet.
Conseil municipal
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(détails) Faire part de décès d'Augustin Maillet-Valser


(détails) Décès d'Augustin Maillet-Valser, notice nécrologique et les discours aux obséques

 

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